
🇪🇬 ÉGYPTE – voyages réalisés en septembre 2017 & 2019
الإسكندرية
Dans cet article, je compile les souvenirs et photos de mes deux visites à Alexandrie : lors d’un premier voyage en Égypte en 2017 puis lors d’un week-end en 2019, alors que j’étais étudiant au Caire.
Difficile de ne pas avoir la chanson en tête quand on vient à Alexandrie. Sur les rives de la Méditerranée, la ville a un caractère unique en Égypte. Elle a toujours eu une place à part dans le pays : capitale grecque au pays des pharaons, ville majoritairement peuplée d’Européens à l’époque de la colonisation. Elle manque peut-être de sites majeurs mais on y vient avant tout pour son ambiance unique, son je-ne-sais-quoi du passé qui flotte toujours dans l’air.
DANS CET ARTICLE
LA CORNICHE
الکرنیش

Point de départ obligatoire de toute visite de la ville : la corniche. Cette longue promenade se déroule le long de la baie d’Alexandrie. Sous ses eaux, les archéologues ont retrouvé une partie de la ville antique fondée par Alexandre le Grand, notamment le palais de Cléopâtre. Des clubs de plongée proposent même de l’explorer mais la visibilité est particulièrement mauvaise.

En restant sur terre, le long de la Corniche s’enchaînent bâtiments de style italien datant de l’époque coloniale, institutions officielles et mosquées plus ou moins anciennes.

Tout au bout de la corniche se trouve la citadelle de Qaitbay. Ce fort bâti par les Mamelouks au XVe siècle se trouve à l’emplacement exact où se dressait le phare d’Alexandrie, avant son effondrement suite à un séisme en 1303. Certaines de ses pierres ont été réemployées pour construire la citadelle actuelle.

En explorant l’intérieur, on peut profiter de la meilleure vue sur la corniche et la baie, constellée de barques des pêcheurs chargées de poisson frais.


DANS LES RUES D’ALEXANDRIE

J’ai beaucoup aimé me balader dans les rues du centre d’Alexandrie. Vivantes, souvent décrépies mais pleines de caractère… Malgré ses cinq millions d’habitants, Alexandrie semble presque être une ville calme quand on arrive de la métropole tentaculaire qu’est le Caire.



La ville a longtemps été un modèle de coexistence entre les peuples et les religions. Aujourd’hui, la communauté chrétienne copte reste importante en ville. Quant aux juifs, ils ne se comptent plus que sur les doigts d’une main mais le gouvernement égyptien a récemment fait rénover la synagogue Eliyahou Hanavi, qui devrait donc être visitable.

BIBLIOTHECA ALEXANDRINA
Si la célébrissime bibliothèque antique d’Alexandrie a disparu il y a des siècles, le gouvernement égyptien a lancé un projet pour faire honneur à cette héritage : la Bibliotheca Alexandrina, à l’autre bout de la corniche.

Ouverte en 2002, elle se veut un phare culturel et scientifique pour l’ensemble de l’Égypte, voire au-delà. La salle de lecture est l’une des plus modernes et des mieux fournies du pays, avec des ouvrages dans de nombreuses langues.

L’ensemble abrite aussi plusieurs musées dont un consacré à l’ancien président Anouar el-Sadate. À la tête de l’Égypte de 1970 à son assassinat en 1981, il est resté dans l’histoire pour être le premier chef d’État arabe à se rendre en Israël en 1977 et à engager son pays vers la paix.


LES CATACOMBES
مقابر كوم الشقافة
L’un des rares vestiges antiques de la ville, les catacombes de Kom el-Shoqafa sont à ne pas manquer. Sous cette zone résidentielle loin du centre, les archéologues ont redécouvert grâce à la chute accidentelle d’un âne dans un puits cet ensemble funéraire datant de la fin de la période romaine.

L’ambiance mystérieuses de ces galeries millénaires est unique et fascinante. On peut notamment y voir le mélange des croyances et des style égyptiens et gréco-romains. En théorie on ne peut pas prendre de photo mais, comme souvent en Égypte, cette règle est flexible en échange de quelques livres…

Les catacombes sont situées assez loin du centre et de la corniche. Le plus simple pour s’y rendre est de prendre un Uber / Kareem, pour s’éviter les prises de tête habituelles avec les taxis égyptiens.
CÔTÉ PRATIQUE
Venir à Alexandrie
Depuis Le Caire, on peut rejoindre Alexandrie en bus ou en train, chaque option prenant environ 3h.
Le train est plus pratique et plus pittoresque : départ à la gare Ramsès du Caire et arrivée à la gare d’Alexandrie, toutes deux situées en plein centre. Attention à bien réserver ses billets à l’avance : ils se remplissent vite, surtout le week-end.
L’aéroport international Borg el-Arab, à une cinquantaine de kilomètres, dessert la ville. Quelques vols internationaux le desservent, en faisant donc un point d’arrivée possible en Égypte, notamment avec Turkish Airlines.
Où manger ?
Pour une expérience typiquement alexandrine, direction le restaurant Kadoura, sur la Corniche. On choisit son poisson directement sur l’étalage et on le reçoit grillé et prêt à être savouré.
En conclusion, Alexandrie a été une étape agréable. Un premier contact avec l’Égypte plutôt en douceur pour mon premier voyage ; et une ville où je suis retourné avec plaisir deux ans plus tard pour passer quelques jours loin du chaos du Caire.




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