MONGUÍ – randonnée dans le páramo

🇨🇴 COLOMBIEvoyage réalisé en août 2018

Après une longue journée à enchaîner les bus depuis Villa de Leyva, je poursuis ma découverte des villages andins colombiens avec Monguí. À 2 900 mètres d’altitude, le village est tranquille et peu visité, malgré son classement historique. Il donne aussi accès à une randonnée dans un milieu naturel quasi-unique : le páramo.

LE VILLAGE DE MONGUÍ

À peine arrivé, je pars me balader dans de ce village classé « pueblo patrimonial de Colombia« , dont les ruelles semblent n’avoir que peu changé depuis l’époque coloniale espagnole. L’ambiance est tranquille et les touristes s’y comptent sur le doigt d’une main.

église Nuestra Señora de Monguí
plaza de Armas

Monguí recèle aussi une particularité amusante : c’est la capitale colombienne … de la fabrication artisanale de ballons ! Les ateliers sont nombreux dans le centre, d’où les ballons partent ensuite vers tous les terrains de foot du pays. Étonnant pour un aussi petit village.

Le village est aussi l’un des rares endroits du pays où l’identité amérindiens se ressent. Contrairement à ses voisins comme l’Équateur ou le Pérou, les groupes indigènes sont ultra-minoritaires en Colombie, leurs cultures ne survivent qu’en de rares endroits isolés comme le parc national Tayrona, l’Amazonie ou encore ici à Monguí.

Je termine ma balade dans le village en remontant vers mon hôtel. Heureusement, mon corps commence à s’acclimater à l’altitude, la plus haute que j’atteindrai lors de ce voyage.

LA RANDONNÉE DU PÁRAMO

Le lendemain matin, rendez-vous sur la place principale pour démarrer la rando. C’est quoi au juste un páramo ? Un biotope qu’on ne trouve quasiment qu’à ce niveau des Andes, entre le Venezuela et la Colombie, entre la limite des forêts et celle des neiges éternelles, et où s’est développé un environnement unique. Voilà pour la leçon de géo !

Je fais la connaissance de mon guide et d’un couple de jeunes touristes allemands. On part pour un rapide trajet en voiture vers le début de la randonnée.

À mesure que l’on monte, le temps se gâte mais le paysage se fait de plus en plus irréel. On découvre les plantes uniques de ce milieu : le lupin et le frailejón, ainsi qu’une étrange formation rocheuse : le porton de Oceta.

lupín
frailejónes
porton de Oceta

On aperçoit aussi un petit cervidé qui nous observe timidement, avant de redescendre vers un petit lac aux eaux noires. La météo est toujours contre nous, on est trempés et couverts de gadoue.

pas facile de le repérer

Il est temps de rebrousser chemin vers le village, alors que la couverture grise au-dessus de nos têtes commence à se percer. De retour au village, je dis au revoir à mon guide et aux deux Allemands, que je recroiserai ensuite par hasard à plusieurs reprises un peu partout durant mon voyage !

Je profite de l’après-midi pour me reposer un peu, sécher mes vêtements et me balader à nouveau dans le village, mais le tour est rapidement fait. Même si Monguí n’est clairement pas un incontournable en Colombie, c’est une étape sympathique, qui permet de découvrir un milieu surprenant et quasi-irréel.

CÔTÉ PRATIQUE

🚌 Venir à Monguí

Pour rejoindre le village ou le quitter, il faut obligatoirement passer par Sogamoso, la capitale provinciale. De là, des bus fréquents grimpent les derniers kilomètres jusqu’à Monguí. Sogamoso est desservie par des bus directs depuis Bogotá ou Tunja, où j’ai dû changer en arrivant de Villa de Leyva.

Avec les transports, il faut obligatoirement compter un minimum de deux nuits à Monguí pour visiter rapidement le village et profiter de la randonnée, qui se fait en une matinée.

🛏️ Où dormir ?

J’ai séjourné à l’hôtel Porton de Oceta, à petit prix et tenu par une famille adorable. Inconvénient : il est situé sur les hauteurs du village, ça grimpe dur et à cette altitude on s’essouffle vite. Avantage : il est situé sur les hauteurs du village, avec une superbe vue sur les toits et la place principale !

Une longue journée de trajet me mène à Barichara, ma prochaine étape. Encore un village colombien adorable mais dans un environnement bien différent cette fois.

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