
🇺🇾 URUGUAY – voyage réalisé en février 2024
Je quitte Colonia del Sacramento pour partir explorer sous la grisaille la capitale uruguayenne, Montevideo, sûrement l’une des capitales les plus discrètes d’Amérique latine. Même si j’ai voulu lui laisser sa chance, je suis bien obligé de reconnaître que la ville est assez peu intéressante. Mais quitte à faire un détour par l’Uruguay, autant passer par sa capitale !
DANS CET ARTICLE
LE CENTRO

Je commence ma découverte de Montevideo par le Centro. On est dimanche, il n’y a pas grand monde dans la rue et la plupart des magasins sont fermés. Drôle d’ambiance… Le long de 18 de Julio, l’avenue principale, s’enchaîne bâtiments légèrement anciens et tours modernes.

Parmi ces tours, l’Intendencia (la mairie) de Montevideo mérite le détour. Pas pour son intérêt architectural, loin de là, mais pour le mirador gratuit situé au 22e étage, qui offre une vue imprenable sur la capitale.

J’aime bien commencer la découverte d’une nouvelle ville en prenant de la hauteur donc ça tombe bien ! Dommage qu’il fasse gris et que les vitres sales gâchent les photos.

En redescendant, je poursuis ma balade le long de l’avenue pour arriver sur la Plaza Indepencia, le coeur de la ville, au milieu de laquelle trône une statue du Libertador national, José Artigas.

Autour de la place se dressent la présidence du pays mais aussi et surtout le bâtiment le plus reconnaissable de la ville : le Palacio Salvo. Ce gratte-ciel haut de 95 m datant des années 1920 est le jumeau du palacio Barolo, qui se dresse de l’autre côté du Río de la Plata, à Buenos Aires.



LA CIUDAD VIEJA
De l’autre côté de la Plaza s’étend la Ciudad Vieja, qui a conservé quelques bâtiments de l’époque coloniale. Je passe d’abord devant le Teatro Solís, le plus réputé de la ville et le plus ancien du continent.

Au hasard de ma balade, je tombe sur le musée national d’histoire, situé dans une ancienne demeure. Gratuit pour passer le temps mais plutôt avare en explications.

J’arrive ensuite sur la rue piétonne Perez Castellano, la plus touristique et animée de la Ciudad Vieja. Au bout se trouve le Mercado del Puerto, qui abrite plusieurs petits restaurants, dans le même esprit que le marché San Telmo à Buenos Aires.

S’il y a bien un lieu dans la Ciudad Vieja (et même dans toute la ville) dont je recommande chaudement la visite, c’est bien le musée Andes 1972, qui revient sur l’accident aérien survenu cette année-là et qui a profondément marqué le pays. Sans tomber dans le glauque, le musée présente de nombreux objets liés à la catastrophe et l’histoire incroyable des survivants.

🔎 ZOOM SUR – le crash des Andes
Le 13 octobre 1972, le vol reliant Montevideo à la capitale chilienne Santiago s’écrase dans les Andes avec 45 passagers à bord. 33 survivants se retrouvent piégés par la cordillère, à 3 600 mètres d’altitude avec des températures descendant jusqu’à -35°C.
Pendant plus de deux mois, les rescapés tentent de survivre dans ces conditions infernales. Plusieurs d’entre eux meurent de leurs blessures, d’hypothermie ou suite à une avalanche. Pour se nourrir, ils n’ont d’autre choix que de manger les corps de leurs camarades décédés.
Le 22 décembre, deux membres du groupe parviennent à descendre jusqu’à la vallée côté chilien et à contacter les secours. Les 16 survivants sont évacués et leur histoire fait le tour du monde.
Cette histoire a été adapté en livre (Les Survivants de Piers Paul Read) et tout récemment en film sur Netflix (Le Cercle des Neiges).
Voilà pour conclure ma visite de Montevideo. Je n’ai pas eu de coup de coeur pour la ville, qui fait pâle figure à côté des autres capitales sud-américaines, mais je suis quand même content de mon court séjour en Uruguay.
CÔTÉ PRATIQUE
🚌 Rejoindre Montevideo
Tres Cruces, le terminal de bus de Montevideo, est le centre principal des transports du pays. Plutôt bien organisé et pratique. Les bus desservent toutes les destinations du pays et les billets peuvent s’acheter au terminal ou en avance sur la plateforme Urubus.
Depuis Colonia, le trajet en bus prend environ 3h. Le bus s’arrête sur demande ou presque le long de la route pour faire monter ou descendre des passagers mais au moins il y a du Wi-Fi (compagnie Turil) pour passer le temps.

Pour rejoindre le terminal depuis le centre, compter environ 200-300 pesos en taxi. Sinon les bus 21, 64 et 187 le desservent aussi.
🛏️ Où dormir ?
J’ai dormi dans une guesthouse à deux pas de l’hôtel de ville, El Patio de la Morocha, bon marché et tenue par un couple adorable. À recommander (réservable sur Booking).
Mon voyage en Amérique du Sud se termine à Montevideo, il est désormais l’heure de reprendre le bus pour Colonia, le ferry pour Buenos Aires et de rentrer à la maison.



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