
🇨🇴 COLOMBIE – voyage réalisé en septembre 2018

Depuis Mompox, quelques heures de bus me conduisent sur la côte pour découvrir son site phare : le parc national Tayrona. Un pan de forêt tropicale coincé entre les montagnes et la mer des Caraïbes, où on peut randonner en toute liberté.
DANS CET ARTICLE
LE PARC NATIONAL
Je commence ma randonnée à Tayrona du côté de l’entrée d’El Zaino, l’entrée située tout à l’est du parc. Au programme de ces deux jours : vingt kilomètres de marche avec au milieu une nuit sur la plage de Cabo San Juan.

À l’entrée, un minibus propose de zapper la première partie du sentier entre l’entrée du parc et le début officiel de la randonnée pour quelques pesos mais je préfère parcourir cette section en marchant. Mes premiers pas en forêt tropicale ! En passant près d’un arbre, je suis attiré par un bruit caractéristique : j’observe un pivert coloré en train de picorer un tronc avant de reprendre ma route.


Peu après le début du sentier, je tombe sur les Nueve Piedras, des rochers qui évoquent la culture des Amérindiens Tayronas natifs de ces lieux.

Cela fait une bonne heure que je marche et j’aperçois enfin la mer, plutôt agitée. D’ailleurs, la baignade est strictement interdite, plusieurs accidents mortels ayant déjà été déplorés.

Le sentier se poursuit directement sur la plage et sous un temps menaçant. Heureusement la pluie ne tombera pas.

Après une bonne demi-heure à longer la côte, le sentier rebascule vers la forêt, où un bruissement dans les branches se fait entendre. C’est un sapajou capucin qui s’approche curieusement des touristes, bientôt rejoint par trois de ses collègues. Un bon moment même si certains visiteurs ne peuvent s’empêcher de nourrir ces singes pourtant sauvages…

Mis à part les singes, la faune observée durant ce trek est surtout minuscule : quelques lézards colorés, beaucoup de fourmis rouges et de grands papillons aux ailes bleues étincelantes. Le parc compterait une petite population de jaguars, mais ces félins nocturnes ne se laissent quasiment jamais observer.


On en déjà en milieu d’après-midi et j’arrive enfin au point le plus relaxant de ce mini-trek : la plage de La Piscina. Naturellement abritée des vagues et des courants du large, on peut s’y baigner en toute sécurité dans un cadre magnifique.

Voilà qui fait du bien après cette journée de marche. Je reste une bonne heure à me détendre dans les eaux chaudes de la mer des Caraïbes avant de reprendre la route.

Une fois sorti de l’eau, il ne reste plus que quelques minutes à marcher pour rejoindre Cabo San Juan, le camping qui rassemble tous les backpackers explorant le parc. Le site à même la plage est vraiment magnifique.

Plusieurs options pour passer la nuit : tente, cabanon ou simplement en hamac, l’option la moins cher. Malgré la promiscuité, c’était plutôt confortable et j’ai bien dormi après cette longue journée de marche.

Le réveil au petit matin sur la plage quasi déserte augure d’une bonne journée. Je rassemble rapidement mes affaires et c’est déjà l’heure de jeter un dernier regard à Cabo San Juan et de reprendre la marche.

Peu après avoir quitté le camping, le sentier se transforme en énormes rochers à escalader. Cette partie là est réellement difficile. Heureusement un groupe de touristes espagnols est là en même temps que moi, ce qui nous permet de nous entraider. Clairement mieux vaut ne pas être seul à ce moment.

Heureusement ce passage compliqué ne dure pas bien longtemps. J’arrive ensuite au Pueblito, les ruines d’un village du peuple Tayrona qui occupait cette région avant l’arrivée des Espagnols.

Sur les plateformes de pierre, quelques huttes sont toujours utilisés par le peuple kogi, descendant des Tayronas. L’ensemble du parc est un lieu sacré pour eux, qu’ils fréquentent toujours sans prêter attention aux visiteurs. Plusieurs fois par an, il est totalement fermé pour permettre à la nature de se régénérer.


La descente se termine et j’atteins finalement Calabazo, la sortie du parc. Il n’y a plus qu’à arrêter un des nombreux bus qui passent sur cette route pour regagner Santa Marta.
SANTA MARTA
Avant et après le parc, je suis resté quelques jours à Santa Marta, la grande ville la plus proche. Même si elle a mauvaise réputation, je l’ai trouvée plutôt agréable et safe.

Pas grand chose pour retenir le visiteur quand même, mis à part son musée de l’or, réplique en plus petit de celui de la capitale Bogotá. Le bâtiment qui l’abrite est célèbre en Colombie pour y avoir vu mourir en 1830 dans une ses pièces le Libertador national, Simon Bolivar.

J’ai adoré ma visite du parc Tayrona, clairement un incontournable si vous êtes de passage dans ce coin de Colombie. À ne pas manquer !
CÔTÉ PRATIQUE
Rejoindre Santa Marta
Il faut compter une bonne demi-journée pour rejoindre Santa Marta depuis Mompox. Pas de liaison direct mais tout les hôtels peuvent arranger un itinéraire.
Visiter le PNN Tayrona
Pour rejoindre le parc depuis Santa Marta, il suffit de monter dans l’un des nombreux bus en direction de Riohacha et demander à descendre à l’entrée d’El Zaino.
Une fois arrivé, on règle son entrée dans le parc ainsi que la nuit à Cabo San Juan. Mieux vaut ne pas arriver trop tard, les places partent vite en haute saison.
Où dormir ?
Hotel Nueva Granada à Santa Marta, pour prendre des forces avant ou se reposer après la visite du parc. Piscine et possibilité de laisser ses affaires pendant qu’on explore Tayrona.
Mon itinéraire se poursuit le long de la côte caraïbe de Colombie avec la découverte de la fantastique Carthagène des Indes, une des plus belles villes de tout le continent.




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