
🇬🇷 GRÈCE – voyage réalisé en juin 2024
Σαντορίνη

Pour conclure mon séjour en Grèce, j’embarque vers Santorin, l’île la plus connue des Cyclades. Tout au sud de l’archipel, elle est réputée pour le blanc de ses maisons, le bleu de ses dôme d’églises, le rouge de ses falaises et l’éclat de ses couchers de soleils.
Aucun doute, Santorin est magnifique. Revers de la médaille, l’île est très fréquentée, au point d’être devenue le symbole du surtourisme que subit la Grèce.
DANS CET ARTICLE
EN FERRY VERS SANTORIN
µε πλοίο για Σαντορίνη
Tout commence tôt le matin au Pirée, le port d’Athènes. D’ici partent quotidiennement des dizaines de ferrys vers les nombreuses îles que compte la Grèce. J’embarque à bord du Blue Star Delos, qui relie Santorin, en passant par les îles de Paros et Naxos.

En milieu d’après-midi, Santorin est en vue. L’arrivée dans la caldeira est exceptionnelle. Au fait c’est quoi une caldeira ? Simplement le cratère d’un ancien volcan, dont l’éruption à l’âge du bronze a entraîné son effondrement sur lui-même, ne laissant dépasser de la mer que Santorin et sa voisine Thirasia.

Le ferry navigue à petite vitesse dans la caldeira, déjà bien encombrée d’autres ferrys et de trois immenses navires de croisières.

Une fois amarré, je descends du bateau, en évitant les différents rabatteurs qui tentent d’attirer les touristes débarquant sur l’île. Je trouve finalement sans difficulté le bus public qui relie Fira, au centre de l’île. La route serpente, offrant des vues magnifiques et c’est parti pour la découverte de Santorin…
FIRA
Φηρά
À peine arrivé à Fira, la plus grande ville de l’île, je pars découvrir les lieux. Les ruelles du villages sont totalement dévouées au tourisme.

Je finis par déboucher sur la corniche, en haut de la falaise, où se dresse l’église principale de Fira. Enfin, la vue s’ouvre sur la caldeira, impressionnante !


Je me balade sur la corniche ; le long de laquelle s’égrènent les restaurants et les points de vue spectaculaires.

Le flanc de la falaise est grignoté par des dizaines de villas instagrammables, généralement équipées de piscine à débordement ; le tout à plusieurs centaines voire milliers d’euros la nuit. Il faut bien reconnaître que le cadre fait rêver.




Je profite de mon premier coucher de soleil sur Santorin, avec hâte d’explorer le reste de l’île.

AKROTIRI
Ακρωτήρι
Le lendemain, je saute dans un bus vers Akrotiri pour partir explorer le sud de l’île. Premier arrêt : les ruines de l’ancienne cité du même nom, à l’histoire fascinante.
🔎 ZOOM SUR – la cité d’Akrotiri
Cette cité, liée à la culture minoenne de Crète, intrigue depuis sa découverte en 1967 les archéologues, pour son degré d’avancement exceptionnel à son époque lointaine. Son apogée daterait de près de 2 000 ans avant J.-C., soit des siècles avant l’époque classique, la Grèce de Périclès, Socrate et compagnie…

Akrotiri a prospéré jusqu’en 1610 avant J.-C. environ, date à laquelle le volcan qui composait l’île de Santorin est entré en éruption, cette même éruption dite « minoenne » qui a sculpté la caldeira que l’on admire aujourd’hui. D’après les scientifiques, la population a anticipé la catastrophe en fuyant vers la Crète. Certains commentateurs affirment que la disparition d’Akrotiri est à l’origine de la légende de l’Atlantide…


Pour admirer les richesses que nous a laissé cette mystérieuse civilisation, je me suis rendu au musée préhistorique de Théra à Fira, très bien expliqué. D’autres fresques sont également exposées au musée archéologique d’Athènes.


À quelques pas de la zone archéologique se trouve un des spots de baignade les plus connus de Santorin : Red Beach, la plage rouge, qui n’a pas volé son nom.

Après un peu de farniente, je me remets en route vers le village d’Akrotiri en lui-même. Un village typiquement cycladique aux maisons toutes blanches, subtilement teintées de bleu.


C’est un vrai plaisir de s’y balader ; d’autant plus que le village, dominé par les ruines d’un ancien château vénitien, est quasi-désert à cette heure brûlante de la journée.

D’Akrotiri, une courte marche me conduit ensuite presque par hasard à Caldeira Beach. Comme son nom l’indique, cette plage relativement peu fréquentée offre une vue splendide sur les falaises de la caldeira.

IMEROVIGLI
Ημεροβίγλι
De retour à Fira, je décide d’aller admirer mon deuxième coucher de soleil depuis le village d’Imerovigli, situé juste un peu plus haut.

C’est parti pour admirer mon deuxième coucher de soleil sur la caldeira. Même si celui d’hier avait déjà placé la barre très haut, Imerovigli a réussi

OIA
Οία
Pour ma dernière journée à Santorin et en Grèce, je quitte Fira pour rejoindre Oia, tout au nord de l’île. C’est le village le plus connu de Santorin, offrant des panoramas à flanc de caldeira encore plus spectaculaires qu’à Fira.

Le côté négatif, c’est qu’Oia attire encore plus les foules que le reste de l’île. Le monde est omniprésent et les files d’attente qui se forment dans ses rues étroites pour accéder aux meilleurs spots photos ne sont pas franchement une partie de plaisir.

On retrouve à Oia tous les éléments caractéristiques des Cyclades : murs blancs immaculés, dômes bleus des églises et moulins à vent sur les hauteurs.


Les vues exceptionnelles compensent donc largement la foule. Je profite d’un dernier coucher de soleil sur l’île ; pour faire le plein d’images avant de quitter le pays.


Un bien beau moment pour conclure ma découverte de l’île. Même si la pression touristique est importante, Santorin vaut largement le détour pour ses panoramas spectaculaires et son histoire intrigante.
CÔTÉ PRATIQUE
⛴️ Rejoindre Santorin

Le port de Santorin est l’un des plus actifs de Grèce. Plusieurs ferries partent quotidiennement pour les îles voisines, le Pirée et la Crète, à toute heure du jour ou de la nuit. Plus de détails pratiques sur les ferries en Grèce arriveront bientôt dans le récap’.
Santorin est également très bien relié par avion, que ce soit vers les îles voisines (Crète, Samos et Mykonos), le continent (Athènes, Thessalonique) et l’Europe, notamment via les compagnies low-costs. En France, il y a des liaisons directes de / vers Paris, Lyon, Nantes, Marseille et Nice.

🚏 Se déplacer sur Santorin
Les bus publics KTEL permettent de sillonner l’île assez facilement. Le réseau est centralisé autour de Fira d’où partent et où arrivent toutes les lignes. Si on veut rallier deux villages, il faut donc forcément y faire un changement et repayer un ticket. Le billet standard coûte 2 €, y compris pour l’aéroport. On paie dans le bus, en espèces uniquement.


Seul la ligne qui dessert le port fait exception, avec un trajet fixé à 2,50 €. Attention aux rabatteurs, taxis et faux bus au débarquement qui pratiquent des tarifs bien supérieurs.
🛏️ Où dormir ?
Évidemment les prix à Santorin sont en accord avec sa fréquentation.
À Fira, j’ai dormi au Bedspot Hostel, légèrement excentré mais très agréable et à l’ambiance familiale.
À Oia, j’ai opté pour le Oia Central Hostel, aux dortoirs nickels. Il se situe pile au niveau de l’arrêt de bus. Assez cher pour une AJ.
Bonus appréciable : tous les résidents ont accès à la piscine de l’hôtel Adorno Oia Suites, en échange d’une consommation minimale de 10 €. Bien appréciable !

🍴 Où manger ?
Difficile de trouver un endroit abordable sur une île aussi fréquentée. À Fira, j’ai fini par me diriger vers FalafeLAND, qui propose des repas sur le pouce savoureux.
C’est la fin de mon deuxième voyage en Grèce et l’heure de repartir en France, avec déjà l’envie de revenir explorer d’autres régions du pays, d’autres îles des Cyclades aussi.



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