
🇱🇹 LITUANIE – voyage réalisé en mai 2025

Je passe ma dernière étape en Lituanie du côté de Klaipėda, le principal port du pays sur la côte baltique. La ville n’est pas forcément trépidante mais c’est le point d’accès à l’un des sites naturels et culturels les plus importants du pays : l’isthme de Courlande.
Le long de la mer Baltique, cette fine bande de terre est l’un des atouts touristiques de la Lituanie, entre villages colorés, dunes menaçantes et même quelques sorcières ! Une étape intéressante pour approfondir sa découverte du pays.
DANS CET ARTICLE
KLAIPĖDA
Après quatre longues heures de train depuis Vilnius, j’arrive à Klaipėda. C’est dans le vieux centre que je commence mon exploration.

Rien de bien fou : quelques ruelles sympathiques sans plus et une ambiance assez vide. Ce n’est clairement pas la destination la plus trépidante de Lituanie.


Au bord de la Baltique, je repère le point de départ des ferries, en prévision de mon excursion du lendemain.

L’ISTHME DE COURLANDE
Le lendemain matin, j’embarque pour la courte traversée entre Klaipeda et Smiltynė, port d’accès à l’isthme de Courlande. Après un rapide trajet en ferry, j’arrive de l’autre côté de la baie, prêt à sauter dans le bus pour explorer les lieux.

Énormément de monde a eu la même idée en ce début de week-end. Résultat : le bus est rempli à ras-bord et les touristes qui n’ont pas acheté leur billet à l’avance sont contraints de voyager debout. Mieux vaut anticiper si vous voulez éviter de vous retrouver dans cette situation.
Nida
Au bout d’une heure de trajet, je finis par débarquer à Nida, le village situé tout au sud de la partie lituanienne de l’isthme. Même si la frontière russe est toute proche, les petites maisons de bois du village évoque surtout les pays scandinaves.

Après un rapide tour dans le village, je pars suivre le sentier qui mène aux dunes. J’atteins rapidement le point de vue, qui donne sur un paysage plutôt morose en cette journée grise.

La frontière avec l’enclave de Kaliningrad est toute proche. Au-delà des dunes, à moins de deux kilomètres du point de vue, c’est la Russie.

Mouvantes, les dunes ont fait peser un risque permanent sur les villages de l’isthme durant des siècles. L’ancien village de Nida a ainsi été englouti par les sables au XVIIIe siècle. Des forêts de pins ont massivement été plantées au long du XIXe siècle afin de lutter contre ce fléau.

Au sommet des dunes, deux monuments rappellent l’histoire méconnue entre ce petit bout de Lituanie et la France. Une sculpture de Jean-Paul Sartre, venue en villégiature ici, marchant contre le vent ; et un monument aux soldats français prisonniers ici durant la Première guerre mondiale.


Juodkrantė
Je remonte dans un bus pour rejoindre ma deuxième étape de la journée : Juodkrantė. Un village très semblable au précédent, coincé entre la lagune, la mer, les dunes et les pinèdes, un chouïa plus animé.

Ce qui m’attire ici, c’est surtout la Colline des sorcières ! Rien de très effrayant : ce petit sentier en forêt est décoré de statues en bois représentant diverses créatures de la mythologie traditionnelle lituanienne.



La balade est bien agréable. Entre les pins, je suis plongé dans l’imaginaire des légendes du pays.

Après cette visite, je saute dans le bus pour remonter vers le ferry et retourner à Klaipėda.
CÔTÉ PRATIQUE
🚅 Rejoindre Klaipeda
À peu près quatre trains par jour relient Vilnius à Klaipėda. Le trajet est assez long : entre 4 et 6 heures.
Klaipėda est aussi reliée au reste de la Baltique via les ferries de DFDS, en direction de Kiel (Allemagne) et de Karlshamn (Suède).
🛥️ Rejoindre l’isthme de Courlande
Les ferries partent en saison toutes les heures de Klaipėda. Le billet aller/retour coûte 1,70 € pour les piétons, soit pas grand chose.
Une fois sur l’isthme, la situation se complique. Les bus sont peu fréquents, ce qui rend l’exploration difficile sans un minimum de préparation. Vous pouvez retrouver les horaires et acheter vos billets ici.
C’est la fin de mon voyage en Lituanie. Sans être un coup de cœur, j’ai apprécié la découverte de ce pays. En revanche, j’aurais pu zapper cet étape sans trop de regrets.



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