
🇴🇲 OMAN – voyage réalisé en janvier 2026
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De Tiwi, je rejoins la ville côtière de Sour. Capitale de la province de Sharqiya, son seul nom évoque le temps des marchands et des épices. C’est aussi le point d’accès à la réserve de Ras Al Jinz, site majeur pour la ponte des tortues marines.
DANS CET ARTICLE
RAS AL-JINZ
رأس الجنز
Tout juste arrivé à Sour, je saute dans un taxi pour rejoindre la Ras Al Jinz Turtle Reserve. Ce centre, à une quarantaine de kilomètres de la ville, protège un site de ponte majeur pour 4 espèces de tortues marines.

Mauvaise surprise en arrivant : je suis totalement hors saison. Les tortues viennent pondre sur la plage de Ras Al Jinz principalement entre mai et novembre. En janvier, il faut s’armer de patience et d’une dose de chance pour en apercevoir.

Pendant près d’une heure et demi, on attend sagement dans le centre que les rangers confirment la présence de tortue sur la plage. Finalement, ils donnent leur feu vert et on rejoint en car la plage par petits groupes.

Là, sous la lumière rouge de la torche du guide (invisible pour les tortues) et la clarté de la Lune, avec le bruit des flots de la mer d’Arabie en fond et un ciel scintillant d’étoiles, l’ambiance est assez irréelle. Et laa tortue est bien là. Elle creuse avec difficulté le sable pour aménager un nid pour ses œufs.

Épuisée face à la difficulté de creuser le sable sec, elle finit par faire demi-tour, ne pouvant rester plus de deux heures hors de l’eau. Elle reviendra donc pondre plus tard dans la nuit, sur cette même plage où elle est née.

À bonne distance et en silence, on la suit vers la mer, guidée par le reflet de la Lune sur les vagues. Après de longues minutes difficiles sur le sable, elle atteint enfin les flots. Un dernier coup d’œil avant qu’elle ne rejoigne son élément et disparaisse de notre vue.
Je ne regrette absolument pas d’avoir poussé jusqu’à Ras al-Jinz. Les photos rendent difficilement justice à la magie du moment vécu sur cette plage. Si vous passez dans ce coin d’Oman, c’est un incontournable.
SOUR
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Le lendemain, j’ai une petite demi-journée pour explorer la ville de Sour. La ville est calme mais n’offre pas beaucoup d’attraits touristiques. Même son souk n’a pas grand intérêt pour les touristes, il est avant tout fonctionnel.




Le long de la corniche, je me balade en tentant d’imaginer ce à quoi ressemblait la ville à l’époque de sa gloire. C’est d’ici que les Omanais contrôlaient l’océan Indien. Pendant des siècles, le sultanat dominait le commerce et les côtes de la région, du Gujarat au Mozambique.



Se plonger dans l’histoire maritime d’Oman, voilà la vraie raison de s’attarder à Sour ! Deux visites permettent de découvrir cette époque : Dhow Factory, l’atelier naval, et le musée Markaz Fath Al Kheir. Toutes deux se trouvent non loin du centre.

On commence par l’atelier naval, où sont encore fabriqués aujourd’hui des dhows selon des méthodes quasi-inchangées. Un petit musée balance une foule d’informations sur la tradition navale et commerciale omanaise. Types de bateaux, itinéraires marchands, durée des voyages, tout est rassemblé. Passionnant !

Ensuite, on accède directement au chantier, où on peut se balade librement entre les bateaux, voire monter à bord de certains d’entre eux. Très intéressant, surtout de voir les différentes étapes de leur construction.

Non loin de là se trouve le Markaz Fath al Kheir, construit pour abriter le Fath Al Kheir, une des dernières ghanja du pays. La ghanja étant le plus gros type de vaisseau traditionnel omanais, utilisé pour le commerce lointain.

Le navire trône à l’extérieur, face aux eaux sur lesquelles il a autrefois navigué. Impressionnant, on ne peut malheureusement pas monter à bord.

Le musée qui l’accompagne est bien plus intéressant. Ici le focus est surtout mis sur l’histoire de la ville et de ses marins, à qui on donne une histoire et un visage. Les deux se complètent donc très bien.
Ma visite de Sour se termine ici. Mis à part Ras Al Jinz, la ville n’est pas nécessairement incontournable, à l’exception des passionnés d’histoire maritime peut-être. Avec un peu plus de temps et/ou une voiture, j’aurais exploré les forts voisins de Sunaysilah et Al Ayjah, ou les ruines de Qalhat non loin.
CÔTÉ PRATIQUE
🚌 Rejoindre Sour & Ras Al Jinz
Sour est bien reliée à Mascate par deux bus quotidiens, les lignes 36 et 55.
🏝️Visiter Ras Al Jinz
Aucune solution de transports publics pour rejoindre Ras Al Jinz, il faut forcément arranger un taxi. Je m’en suis tiré pour 10 rials aller/retour, attente comprise. Compter 45 bonnes minutes de route.
La visite de la réserve coûte 12 rials (pour les touristes). D’autres activités sont proposées et on peut aussi dormir sur place (cher).
🛏️ Où dormir ?
Peu d’options mais le Sur Hotel, situé en plein centre, abordable et propre est la meilleure.
🍴 Où manger ?
Taste of Lahore
📍 centre de Sour
🇵🇰 pakistanais
Restaurant pakistanais typique, en plein centre de Sour. En attendant d’y aller un jour…
Brew Oz Specialty Coffee
📍 centre de Sour
☕ café
Cette rapide étape à Sour est ma dernière le long de la côte. Je pars explorer une autre facette d’Oman : son intérieur désertique ou montagneux. En commençant par les dunes majestueuses des Sharqiya Sands.




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