
🇷🇸 SERBIE – voyage réalisé en mai 2025
Нови Сад

J’ai profité de mon long week-end à Belgrade pour découvrir Novi Sad. La deuxième ville du pays se prête bien à une escapade à la journée.
Novi Sad offre une ambiance bien différente de Belgrade. Capitale de la région multiculturelle de Voïvodine, elle est fortement marquée par l’influence de l’Europe centrale. Surtout, elle a réussi à conserver un magnifique centre historique, qui vaut largement le détour jusqu’ici.
DANS CET ARTICLE
PETROVARADIN
Петроварадин
Le train de Belgrade me dépose non pas à Novi Sad mais à Petrovaradin, la ville qui lui fait face, de l’autre côté du Danube. Je traverse rapidement sa partie moderne de la ville pour rejoindre la forteresse.

Érigée sur un éperon rocheux surplombant le Danube, elle a longtemps marqué la première ligne de défense des Habsbourg autrichiens face à l’avancée des Ottomans dans les Balkans.

Pour être honnête, mise à part la vue sympathique sur la ville et le Danube, l’ensemble n’est pas très passionnant. Si vous avez peu de temps, c’est loin d’être un indispensable. Au pied de la forteresse, la partie ancienne de la ville est plus agréable pour se balader, avec ses maisons couleur pastel.

Je traverse finalement le pont qui enjambe le Danube, pour aller découvrir la ville de Novi Sad en elle-même.

LE CENTRE DE NOVI SAD
центар Новог Сада
Je rejoins le centre, ignorant les grandes avenues sans âme. La place centrale de la ville est un vrai coup de cœur. Ornée de bâtiments de l’époque austro-hongroise, on se sent davantage en Europe centrale que dans les Balkans.


J’en profite pour jeter un œil au musée de Voïvodine. Un petit musée régional, qui met bien en avant la diversité de cette région autonome. Serbes, Hongrois, Slovaques, Roumains et bien d’autres groupes. Un vrai petit concentré d’Europe !

Le musée abrite aussi un trésor inattendu. D’incroyables casques d’apparat dorés, datant de la fin de l’Empire romain et exhumés non loin d’ici.


Le centre n’est pas bien grand, on en fait vite le tour mais sous ce beau temps c’est un plaisir de s’y promener. Entre les façades colorées et les places ensoleillées, les Serbes ne s’y trompent pas et viennent nombreux en profiter.


Le centre de Novi Sad est aussi marqué par son héritage juif. La grande synagogue se dresse à quelques rues du centre. Construite au début du XXe siècle, elle suit le style des synagogues monumentales que l’on retrouve de part et d’autres de la frontière, à Subotica plus au nord mais aussi à Szeged, en Hongrie.



C’est sur cette visite que je termine ma découverte de cette ville bien agréable. Novi Sad a réussi à garder le cachet historique que les guerres ont quasiment ôté à Belgrade. Deux destinations qui se complètent donc très bien, pour un premier aperçu de la Serbie.
CÔTÉ PRATIQUE
🚌 Rejoindre Novi Sad
Le train est le meilleur moyen de rejoindre Novi Sad depuis Belgrade. Les rames sont modernes, confortables et équipées de Wi-Fi.
Cependant, depuis novembre 2024, les trains ne s’arrêtent plus à Novi Sad. L’effondrement de l’auvent de la gare, qui a fait plusieurs morts, a entraîné l’arrêt des trains … et des manifestations monstres et continues depuis dans le pays.

De la gare de Petrovaradin vers la forteresse ou Novi Sad, mieux vaut prendre le bus n°3 le long de la rue principale, plutôt que ceux en face de la gare.
En cette fin d’après-midi, c’est l’heure de reprendre le train pour Belgrade. Novi Sad aura encore conforté la bonne impression que m’a faite la Serbie, une destination européenne peu visitée mais qui vaut totalement le voyage.



Laisser un commentaire