KALAHARI – début de l’aventure namibienne

🇳🇦 NAMIBIE voyage réalisé en août 2026

Je quitte sans regrets la capitale Windhoek pour entamer réellement mon voyage vers les grands espaces namibiens, direction le Kalahari ! Ce vaste espace semi-désertique marque le début de mon aventure : premiers animaux observés et premières nuits sous la tente.

De bon matin, je rejoins le Windhoek Truckport, la station service qui sert de points de départs aux shuttles qui sillonnent le pays. Je m’attendais à y retrouver d’autres voyageurs mais il s’avère que je suis le seul à me rendre au Kalahari par ce moyen aujourd’hui. Ce sera donc un transfert en voiture privé !

On prend direction plein sud la route B1, qui traverse le pays jusqu’à la frontière sud-africaine. En excellent état, on y roule sans souci à 120 km / h. Le paysage se fait encore plus aride et les acacias se raréfient à mesure que l’on s’éloigne de Windhoek. Pas de doutes, on se dirige bien vers le désert du Kalahari. Au passage,  on franchit le tropique du Capricorne.

Le trajet passe assez vite. En plus de 250 km depuis Windhoek, nous n’avons croisé que trois gros villages : Rehoboth, Kalkrand et Marienthal. Entre eux, rien que d’immenses étendues clôturées, quelques fermes et campements touristiques. Le pays semble bien vide. Au bout de 2h30, on arrive sans histoires au Kalahari Anib Lodge, où je vais passer les deux nuits suivantes.

Kalahari Anib Lodge

La réserve est sillonnée par trois sentiers de randonnées, qui permettent de découvrir la riche faune qu’abrite ce petit bout de Kalahari. Je m’engage sur le sentier « Zebra », d’une longueur de 7,5 km. Pas de difficultés à le suivre ni de dénivelé à signaler.

Le Kalahari constitue une vaste région aride, à cheval entre la Namibie, l’Afrique du Sud et le Botswana, aux sables intensément orange. Un « semi-désert » qui abrite néanmoins une flore importante et qui sert d’habitat à de nombreuses espèces d’animaux que j’aurais la chance d’observer durant mon séjour.

Après plus d’une heure de marche, je repère du mouvement dans le bush au loin. Un springbok passe par là. Logique finalement que cette gazelle emblématique de l’Afrique australe soit mon premier animal observé lors de ce voyage !

Peu avant de regagner le lodge, je repère à nouveau des animaux. Cette fois on change d’échelle : deux élands du Cap broutent le long du sentier. Ces imposants herbivores sont les plus grands représentants de la grande famille des antilopes. Ils peuvent atteindre deux mètres de haut pour un poids s’approchant d’une tonne. Sacré bestiaux !

Je reste prudent et quitte le sentier pour contourner largement les bestiaux. Ils sont paisibles mais vu leur gabarit, mieux vaut éviter de trop s’approcher.

Les jours suivants, les pistes seront fermées aux marcheurs. Trois rhinocéros ont été introduits dans la réserve, les équipes attendent donc de voir leur comportement avant d’autoriser à nouveau la randonnée. Affaire à suivre donc !

De retour au lodge, je découvre l’emplacement de camping où je vais passer les deux nuits suivantes. Plutôt confortable et bien équipé : bloc sanitaire privé, espace pour cuisiner, table de pique-nique. Les emplacements sont éloignés du lodge et assez espacés entre eux pour profiter du sentiment d’être en pleine nature.

tente installée

C’est l’heure d’allumer mon réchaud et de me préparer mon premier déjeuner, sous le regard curieux d’un troupeau entier d’élands. Le voyage commence fort !

En fin de journée, c’est l’heure de participer à mon premier safari de ce voyage. Les touristes sont rapidement répartis entre les différents 4×4 et c’est parti pour explorer les quelques 10 000 hectares de réserve privée du lodge.

Silas, notre guide, repère sans peine bon nombre d’espèces qui peuplent cette réserve. On tombe d’abord sur deux espèces emblématiques du bush namibiens : les zèbres des plaines et les oryx gemsboks.

Si les premiers sont peu passionnants à regarder, je trouve les oryx vraiment magnifiques ! Les Namibiens ne s’y sont pas trompés en l’élevant au rang d’animal national.

La réserve est entièrement clôturée et n’abrite pas de prédateurs. Ce qui explique l’abondance d’animaux et la relative facilité à les approcher avec les Jeeps.

On fait ensuite connaissance avec un autre habitant du bush : l’écureuil du Cap. Avec leur queue touffue qui leur sert également de parasol, ils sont plutôt rigolos à observer.

On s’arrête ensuite brièvement au niveau d’un acacia. Un immense nid de républicains sociaux orne ses branches. Ces petits oiseaux semblables à des moineaux tissent d’immenses colonies à base de brindilles.

Plus haut dans les branches, un couple de hiboux grands-ducs africains somnole. Les deux espèces cohabitent en symbiose : les républicains tissent le nid des hiboux tandis que ces derniers croquent les serpents qui menaceraient leur colonie.

Deux autres classiques des plaines africaines font ensuite leur apparition : à nouveau des springboks mais aussi des gnous bleus.

Toujours dans la grande famille des antilopes, on tombe ensuite sur un groupe de grands koudous. Un animal que je souhaitais depuis longtemps observer ! Les mâles, avec eurs majestueuses cornes en spirales, sont parmi les plus beaux animaux d’Afrique.

Enfin on tombe sur les derniers animaux de la soirée : deux girafes en train de brouter paisiblement leur dîner.

L’excursion se termine dans une petite clairière en plein bush. …

Coucher soleil

Avant de quitter le Kalahari, je participe à une dernière activité proposée par le lodge : une rencontre avec les San, aussi appelé Bushmen. Ce peuple a longtemps gardé son mode de vie ancestral de chasseurs-cueilleurs, arpentant pendant des siècles les étendues d’Afrique australe.

J’ai apprécié que le guide soit transparent sur le fait qu’il s’agit d’acteurs, plutôt que de faire croire à une pseudo-authenticité.

Les trois jeunes m’expliquent dans leur langue à clics comment leurs ancêtres chassaient et survivaient sur ce territoire hostile ; pendant que le guide traduit en anglais. Très intéressant de s’y plonger.

C’est la fin de l’étape kalaharienne de mon itinéraire. Sans être exceptionnelle, elle m’a offert un début en douceur, de premières nuits sous la tente en pleine nature et déjà de magnifiques animaux observés.

🚌Rejoindre le Kalahari

Sans voiture, la seule option est le shuttle Go2Na qui dessert quotidiennement le Kalahari de / vers Windhoek et Sessriem. Compter respectivement 2h30 et 4h30 de route.

Où dormir ?

Pas trop de choix pour moi au niveau des campements pour cette partie de l’itinéraire : le Kalahari Anib Lodge est le seul à être desservi par les shuttles. Une grosse structure qui propose aussi bien quelques emplacements pour planter sa tente (à réserver bien à l’avance) que des chambres tout confort.

C’est l’heure de quitter le Kalahari pour un vrai désert cette fois ! Je reprends la route vers le site phare du pays : Sessriem, au bord du Namib et surtout les mythiques dunes de Sossusvlei !

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