PATAN & BHAKTAPUR – autour de la vallée de Kathmandou

🇳🇵 NÉPALvoyage réalisé en janvier 2023

पटन र भक्तपुर

Avant de quitter Kathmandou et partir explorer le reste du Népal, je m’attarde dans la vallée du même nom, cœur historique du pays, pour découvrir les cités voisines de Patan et de Bhaktapur.

Avant l’unification du Népal, ces trois villes étaient de farouches rivales mais aujourd’hui, l’étalement urbain les a rassemblées en une même agglomération tentaculaire. Néanmoins, chacune a gardé son identité propre et un riche patrimoine historique autour de son Durbar Square respectif. Ces deux villes se visitent facilement à la journée depuis Kathmandou. Je saute donc dans un minibus et c’est parti pour Patan puis Bhaktapur.

PATAN

Juste au sud de Kathmandou, Patan est aussi connue sous le nom de Lalitpur, qui signifie « ville de beauté » en sanskrit. Ses palais, ses pagodes et ses temples portent la marque des artisans newars, peuple qui a légué au Népal son style architectural unique. C’est à Durbar Square que je commence ma visite de la ville.

Durement touchée en 2015, la place revit aujourd’hui, près de huit ans après le séisme. Les gravats et les échafaudages laissent progressivement la place aux touristes et aux habitants venus pieusement faire des offrandes dans les temples ou moins pieusement s’embrasser discrètement derrière les arcades des temples.

Dans un des anciens palais qui bordent la place, le musée de Patan est l’un des mieux organisés du Népal. Il se concentre sur les deux grandes religions du pays : l’hindouisme largement majoritaire et le bouddhisme. Dans la partie consacrée à l’hindouisme, chaque salle est consacrée à un dieu en particulier, avec différents éléments pour pouvoir le reconnaître sur les bas-reliefs des temples ensuite.

un des avatars du Bouddha
Ganesh et sa tête d’éléphant

Par exemple, le trident ou le double tambour sont des attributs de Shiva, le destructeur ; alors que la roue (chakra) ou la conque appartiennent à Vishnou, le protecteur. Chaque dieu hindou a une monture et une épouse, et chaque couple existe selon différents avatars, portant tous des noms différents. Idem pour leurs enfants. Aux côtés des dieux principaux, on retrouve des dieux « mineurs » ou locaux, attachés à un concept particulier, à un village… On comprend rapidement que l’hindouisme soit surnommée la religion aux 33 millions de dieux. Quant à s’y retrouver, bon courage ! Depuis les fenêtres du musée, on jouit de la meilleure vue sur la place, ses temples et son animation.

Avant de rentrer à Kathmandou, je m’éloigne légèrement de Durbar Square pour arpenter les ruelles de la ville, un dédale encombré de fils électriques cachant des fenêtres ouvragés. Je tombe ensuite sur le Golden Temple, l’un des rares sanctuaires bouddhistes dans cette ville largement hindoue. Contrairement aux temples hindous, les touristes sont généralement les bienvenus à l’intérieur des lieux bouddhistes, à condition de se faire discrets.

BHAKTAPUR

Bhaktapur est située à une quinzaine de kilomètres de Kathmandou, soit une grosse heure de bus. Oui, les transports au Népal, c’est compliqué et rarement efficient. Plus éloigné de l’agglomération et de sa chappe de pollution permanente, Bhaktapur est une ville plus tranquille, d’où on peut apercevoir par temps clair les sommets enneigés au loin. La ville a sévèrement été touchée par le séisme en 2015, même si la reconstruction a aujourd’hui énormément progressé. C’est cette reconstruction qui justifie officiellement les 1 800 roupies que coûte le ticket pour entrer en ville.

vue d’ensemble de Durbar Square

Mais avant d’entrer sur Durbar Square, je m’arrête dans un petit boui-boui pour goûter la spécialité de Bhaktapur : le jujudhau, un yaourt épais et savoureux servi dans une coupelle d’argile. Délicieux !

Après ceux de Kathmandou et Patan, il faut avouer que je n’ai pas grand chose d’original à rajouter sur celui de Bhaktapur. Les temples sont toujours aussi beaux, les palais toujours aussi impressionnants. En explorant le palais aux 55 Fenêtres, sur la gauche de la place, je tombe sur un bassin manifestement dédié à un dieu-serpent. Peut-être l’entrée de la Chambre des secrets locale ?

À quelques rues du Durbar Square, la place Taumadhi Tole est entouré de temples qui font partie des plus impressionnants de toute la vallée. C’est le temple Nyatapola, le plus haut de tout le Népal avec ses 34 mètres de haut, qui domine toute la place et attire tous les regards. On peut grimper jusqu’à sa base pour prendre un peu de hauteur sur la place mais attention, l’escalier, gardé par des statues de guerriers, de lions et d’éléphants, est extrêmement raide !

les temples Nyatapola et Bhairabnath

Comme à Thamel, on trouve beaucoup de petites échoppes traditionnelles dans les rues. L’avantage à Bhaktapur, c’est qu’on observer et photographier la vie quotidienne népalaise bien plus tranquillement sans devoir éviter les scooters et slalomer entre la foule.

Ma visite de Bhaktapur se termine sur la place des Potiers (Potters Square), où les artisans façonnent puis font sécher au soleil leurs créations d’argile. Attention à ne pas marcher dessus, ça serait vraiment pas de pot de les casser.

CÔTÉ PRATIQUE

Rejoindre Patan et Bhaktapur

Les deux villes sont desservies par des bus depuis la gare routière Ratna Park, à Kathmandou. Le trajet prend une petite demi heure pour Patan et une grosse heure pour Bhaktapur. De cette dernière, on peut aussi rejoindre d’autres destinations plus éloignées de la vallée comme Nagarkot ou le temple de Changu Narayan.

Ces premiers jours au Népal auront été très urbains, mais assez de temples et de palais ! Il est l’heure pour moi de quitter la vallée et son agitation pour me rapprocher des montagnes. Je pars pour Bandipur, village perché sur une crête puis Pokhara, passage nécessaire avant mon trek dans la région de l’Annapurna.

⬅️ étape précédente

retour à la page

NÉPAL

étape suivante ➡️

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *