
🇺🇬 OUGANDA – voyage réalisé en mai 2023

Après Entebbe, je commence ma traversée de l’Ouganda en rejoignant le sanctuaire de Ziwa. En plein centre du pays, cette réserve est le dernier endroit du pays où on peut encore aller à la rencontre, en semi-liberté, des rhinocéros, le deuxième plus gros animal terrestre.
DANS CET ARTICLE
L’ARRIVÉE AU CAMP
Cette visite du sanctuaire de Ziwa est aussi une grande première pour moi : pour la première fois, je plante ma tente pour passer la nuit. Les hébergements étant assez chers en Ouganda, cette solution est parfaite pour les voyageurs à petit budget. Et il faut bien dire que passer la nuit en entendant les bruits de la faune autour est une expérience inoubliable. Pour des raisons de sécurité, l’espace camping du sanctuaire est entourée d’une épaisse clôture en métal, au cas où un rhinocéros déciderait d’approcher d’un peu trop près.

En cette fin d’après-midi, pas de trace de rhinocéros pour le moment mais d’autres animaux se baladent librement autour du camp et des bâtiments du sanctuaire : phacochères solitaires ou en famille, singes vervets, guibs harnachés (des antilopes) ou encore une grue couronnée, l’oiseau national. Sacré bestiaire !


Après une nuit tranquille, je me réveille au petit matin et j’aperçois sans autre forme d’avertissement deux rhinocéros venus brouter tranquillement au milieu des bâtiments. Comme on m’a expliqué hier pendant le briefing, la consigne est claire dans ces cas-là pour les campeurs : rester à l’intérieur du camp tant qu’ils sont là. Après quelques minutes, les rhinos s’éloignent paisiblement et la journée peut commencer.

LE TRACKING DES RHINOCÉROS
Après ce réveil surprenant, je suis prêt à partir pour l’activité phare proposée par le sanctuaire. À savoir aller observer à pied les rhinos dans le bush, en compagnie d’un ranger, Simon Peter, qui commence par me présenter l’histoire du centre.
🔎 ZOOM SUR – les rhinocéros de Ziwa
En 1983, les derniers rhinocéros d’Ouganda ont été tués, victime du braconnage intense pendant la guerre civile. L’idée de réintroduire l’espèce germe en 1997 mais il faut attendre 2001 pour que quatre rhinocéros soient amenés du Kenya. Ils sont d’abord hébergés au zoo d’Entebbe avant que le lieu du sanctuaire ne soit trouvé et les terres rachetées. Ces quatre premiers rhinos sont ensuite rejoints par deux autres venus du parc d’attraction Disney Animal Kingdom, en Floride.
Un premier bébé rhino naît en 2009. Son papa rhino est américain, sa maman rhino est kenyane, c’est donc très logiquement qu’il est nommé Obama par les équipes du centre. Aujourd’hui, le sanctuaire se porte bien et accueille actuellement 38 rhinocéros. La limite de surpopulation n’étant pas loin, des études sont actuellement menées pour arriver à réintroduire des rhinocéros en totale liberté dans l’un des parcs nationaux ougandais.
Au sanctuaire de Ziwa, ce sont des rhinocéros blancs du Sud que l’on peut observer. Cette espèce est bien plus massive et a les cornes bien plus longues que son cousin, le rhinocéros noir. En revanche, aucune différence de couleur entre eux, ils sont tous deux gris. La faute à une erreur de traduction depuis le néerlandais. Quand au rhinocéros blanc du Nord, l’autre sous-espèce, il n’en reste aujourd’hui deux femelles, son extinction semble donc inéluctable.
Une fois ce point sur l’histoire des rhinocéros de Ziwa terminé, on se lance sur la trace des rhinos. Les rangers de la réserve les surveillent en permanence pour éviter le braconnage, il est donc assez facile de les trouver en théorie. En théorie seulement car ce matin-là, les bestiaux semblent décider à jouer avec nous. Si les traces sont faciles à suivre, on se retrouve à tourner en rond pendant une bonne heure à travers les sous-bois, récoltant une belle piqûre de guêpe au passage, avant de finalement les apercevoir.

Il s’agit d’un groupe de 4 adultes accompagnés d’un tout jeune bébé de 6-7 mois. Ils broutent tranquillement, sans faire attention à notre présence, nous laissant approcher à distance raisonnable.

On restera un bon moment à les observer silencieusement avant de prendre le chemin du retour. Au passage, on croisera un autre ranger camouflé dans la végétation, surveillant consciencieusement les protégés du sanctuaire. La lutte contre le braconnage est prise très au sérieux ici.

De retour au camp, il est déjà l’heure de déplier ma tente et refaire mon sac pour la suite du voyage. Approcher d’aussi près l’un des animaux les plus emblématiques d’Afrique, sans aucun obstacle entre eux et moi, aura déjà été l’un des moments forts de ce voyage.
CÔTÉ PRATIQUE
Rejoindre le sanctuaire
Depuis Kampala, tous les bus et matatu qui empruntent la route du nord, en direction de Gulu ou Masindi par exemple, traversent le village de Nakitoma, situé à proximité du sanctuaire. C’est là qu’il faut descendre, on peut ensuite rejoindre le sanctuaire en un quart d’heure de boda-boda (moto-taxi).
Où dormir ? Comment organiser sa visite ?
Le sanctuaire offre plusieurs options pour passer la nuit : chambres ou camping. De quoi contenter tous les budgets.
En dehors du tracking des rhinocéros, le centre offre plusieurs activités pour aller à la rencontre de la vie sauvage : balades nocturnes, observation des oiseaux, etc…
Toutes les informations et les tarifs pour organiser sa visite et / ou y passer la nuit sont disponibles sur le site officiel.
Après cette journée au milieu des rhinos, je me dirige vers mon étape suivante : le parc national Murchison Falls, pour continuer à découvrir les richesses de la nature ougandaise.




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