
🇺🇿 OUZBÉKISTAN – voyage réalisé en mai 2022

J’ai quitté le Karakalpakstan sans grand regret, content de fuir la pluie et les vastes étendues désolées de cette région. C’est désormais la ville de Khiva, dans la province voisine du Kharezm, qui constitue ma nouvelle étape.
Khiva c’est le cliché parfait de la ville ouzbèke sur la route de la soie . Derrière ses remparts, on retrouve des vieilles médersas en adobe ou en brique, des ruelles encore vivantes, quelques chameaux (pour les photos des touristes mais ils comptent quand même) et bien sûr, des dômes bleus de partout. Un vrai plaisir à découvrir !
DANS CET ARTICLE
MA VISITE DE KHIVA
Khiva est bien plus compacte que Samarcande ou Boukhara. La totalité des sites à voir sont regroupés dans l’Itchan-Kala, c’est-à-dire la vieille ville à l’intérieur des murs, d’une taille modeste.

Bien que lourdement restaurée comme ailleurs en Ouzbékistan, Khiva est restée une ville vivante : en dehors des artères touristiques principales, les habitants vont et viennent sans se soucier des touristes et les enfants jouent au foot dans la rue. Bref, la vie quotidienne ne se retrouve pas enfermée derrière des murs comme à Samarcande et ça fait du bien. C’est définitivement ce côté de la ville que j’ai le plus apprécié.

Arrivé en fin d’après-midi, je me dirige immédiatement après avoir posé mes affaires vers la porte nord. De là, on peut parcourir une partie des remparts et profiter des meilleures vues sur les toits de la ville, d’où émergent dômes et minarets. L’accès étant libre, je reviendrai régulièrement à divers moments de la journée pour admirer la cité.

Le lendemain matin, je me réveille à l’aube, alors que la ville est encore déserte. Direction le même spot que la veille, sur les murailles, pour admirer le soleil se lever.

Une fois le jour levé, Khiva s’anime. Les touristes, principalement venus de Russie, sont de sortie, les vieilles arcades retrouvent leurs vendeurs de souvenirs et il est l’heure pour moi de visiter les monuments que la ville a à offrir.


Comme ailleurs en Ouzbékistan, on retrouve le trio mosquées-madrasas-palais. Sans les détailler individuellement, je retiens surtout la mosquée du Vendredi (mosquée Juma), avec sa forêt de piliers de bois sculpté.

Pour le reste, c’est en se baladant par ses ruelles que l’on découvre le mieux l’âme de Khiva, en tombant au hasard sur des monuments ou des scènes de vie quotidienne.


Si Khiva abrite un patrimoine architectural aussi riche, c’est car la ville était la capitale du khanat du même nom, qui a régné sur la région du Kharezm jusqu’à la conquête soviétique au XXe siècle. C’est aux XVIIIe et XIXe siècles qu’elle a connu son âge d’or, bien plus tard que ses rivales de Samarcande ou de Boukhara.

La ville était alors une étape incontournable pour les caravanes, chargées de marchandises mais surtout d’esclaves, qui traversaient la région et le terrible désert du Karakoum (Turkménistan actuel), qui sépare l’Asie centrale de l’Iran.

Les minarets de Khiva sont le symbole de la ville. Celui de la mosquée Islam Khodja, au sud de la vieille ville, est le deuxième plus haut du pays avec ses 45 mètres. En temps normal, il est possible de monter à son sommet mais il était en rénovation lors de ma visite.

Quand au minaret Kalta, il est absolument unique en son genre avec sa forme de gros cylindre et ses briques qui le recouvrent entièrement.



En fin d’après-midi, je me dirige vers le palais Konya Ark, qui abrite plusieurs cours décorées et surtout le point le plus haut des remparts de la ville, offrant donc la meilleure vue. C’est ici que se termine ma visite de Khiva, posé durant deux bonnes heures à admirer la ville alors que le soleildécline.

CÔTÉ PRATIQUE
Venir à Khiva
Le réseau ferroviaire ouzbek est toujours aussi efficace. Jusqu’en 2019, il fallait prendre un train pour Ourguentch, à 30 km puis une marshroutka pour poursuivre jusqu’à Khiva mais c’est désormais terminé : des trains relient directement la ville à Boukhara, Samarcande et Tashkent. Bien pratique même si la gare est relativement éloignée du centre comme partout en Ouzbékistan.
Depuis le Karakalpakstan, mieux vaut opter pour un taxi partagé depuis Noukous, dont les prix dépendent de la tête du client et de ses talents de négociateur. Les rares trains sont tout sauf rapides et obligent à un changement à Ourguentch.
Visiter Khiva
Pour explorer Khiva et ses monuments, il faut acheter un billet unique, valable 48h. En théorie, le billet est même obligatoire pour rentrer dans la vieille ville. En pratique, il n’y a qu’à la porte Est (la plus fréquentée et celle où se trouvent les guichets) que des tourniquets ont été installés. Les trois autres portes permettent donc d’accéder librement à l’Itchan-Kala.
Où dormir ?
Pour ces deux nuits à Khiva, je suis resté à la guesthouse Tosh Darvoza, située, comme son nom l’indique en ouzbek mais tout le monde ne parle pas ouzbek de nos jours, juste à côté de la porte sud. Propriétaire très agréable et prix mini, le combo parfait.
Où manger ?
La plupart des petits hôtels de la vieille ville se doublent d’un restaurant, souvent situé sur le toit de la maison. Dans l’un deux, le Caravan Restaurant, j’ai pu manger le meilleur plov de mon voyage en Ouzbékistan, préparé selon la recette du Kharezm, avec de la citrouille.
Même si elle est moins impressionnante que les autres cités historiques d’Ouzbékistan et géographiquement isolée, Khiva est d’après moi un incontournable.
Je monte dans un train direction l’étape finale de mon voyage : Boukhara, la dernière pépite historique qui me reste encore à découvrir dans ce pays.




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