ACATENANGO – à l’assaut du volcan

🇬🇹 GUATEMALA voyage réalisé en janvier 2021

La première chose qui m’a frappée en regardant par le hublot avant d’atterrir au Guatemala, ça a été les volcans. Majestueux, ils élèvent leur cône quasi-parfait vers le ciel du pays, comme autant de gardiens tranquilles.

Trois d’entre eux dominent la région autour d’Antigua : le tranquille Volcán de Agua, éteint comme son nom l’indique subtilement et qui sublime le panorama de la ville ; le vénérable Acatenango qui dépasse les 3 900 mètres d’altitude et le bouillant Volcán de Fuego qui gronde et crache en permanence.

Après quelques jours passés au bord du lac Atitlán, je retourne donc à Antigua pour entreprendre l’ascension du géant Acatenango, d’où l’on peut observer de très près l’éruption continue du Fuego tout proche.

AVANT LE DÉPART

Tout commence au petit matin à Antigua, au bureau de l’agence. Le temps d’acheter quelques provisions pour le chemin, de louer l’équipement qui me manque (à savoir presque tout : de bonnes chaussures, un sac de couchage, deux gourdes, un manteau et un sac pour transporter tout ça) et de faire rapidement connaissance avec le groupe.

Nous sommes 5 Français, un couple américain et un voyageur canadien d’une soixantaine d’années, qui descend à vélo jusqu’en Colombie. Chapeau !

L’ASCENSION DU VOLCAN

Après 50 minutes de minibus, on arrive au départ du sentier. On est déjà à près de 2 400 m d’altitude. Le chemin grimpe d’abord à travers des zones cultivées avant de pénétrer dans la forêt brumeuse qui recouvre les pentes du géant.

Altitude oblige, la flore n’a rien de tropical. Au bout de plusieurs heures d’efforts et de sueur, l’arrivée est enfin en vue.

AU CAMP DE BASE

On passe la fin d’après-midi au camp de base, situé à 3 700 mètres d’altitude. La vue sur le Fuego est censée y être imprenable.

Censée seulement, car ce jour-là, les nuages masquent le sommet du voisin pendant une bonne partie de la soirée, ne laissant qu’apercevoir sa forme au détour d’une éclaircie. Pas de doute il est bien là cependant : si on ne peut pas le voir clairement, il se rappelle très régulièrement à nous par ses grondements menaçants.

le camp de base, à 3 700 m d’altitude

À la nuit tombée, les nuages se dissipent enfin et le spectacle peut commencer. En plus des grondements, on distingue clairement les coulées de lave incandescente que le volcan crache quasiment en permanence, on les voit dévaler ses pentes avant de se refroidir et se solidifier. La puissance de la nature à l’état brut.

Malgré le froid glacial, je ne perds pas une miette des éruptions. Pas beaucoup de photos exploitables à cause des conditions difficiles mais un moment immortalisé dans ma tête.

LE MATIN & LA DESCENTE

Après une nuit courte et glaciale, notre groupe se réveille à 4h du matin pour la dernière heure et demi d’ascension et assister au lever de soleil depuis le sommet du volcan.

Malheureusement, dès les premiers mètres de grimpette, je commence à ressentir des vertiges et des maux de têtes. Altitude ou fatigue je ne sais pas mais on va éviter de tenter le diable : l’un des deux guides me raccompagne au camp de base pour prendre du repos avant la redescente.

C’est frustrant de ne pas avoir réussi à atteindre le sommet mais mieux vaut éviter de risquer un problème grave. Petite consolation : les autres membres du groupe qui ont fait l’ascension n’ont rien pu voir, le brouillard ne s’étant pas levé du sommet ce matin.

Après un petit-déjeuner en admirant les panaches de fumées que crache le Fuego à intervalles réguliers, c’est l’heure de redescendre. Tout doucement, sans forcer, à travers la forêt brumeuse.

Au bout de quelques heures éprouvantes pour les genoux, la route est enfin en vue.

Le minibus nous attend pour ramener notre petit groupe à Antigua, épuisés mais des souvenirs volcaniques gravés dans la tête. C’est la fin de cette aventure, physiquement exigeante mais incontournable.

CÔTÉ PRATIQUE

À Antigua, il est très facile de trouver une agence pour organiser l’ascension du volcan, des groupes partent tous les jours. Mieux vaut quand même se renseigner avant en ligne ou auprès d’autres voyageurs pour éviter les mauvaises surprises.

Wicho & Charlie’s Tours, l’agence avec laquelle je suis passé, fait partie des moins chères tout en étant tout à fait sérieuse. Elle propose aussi un large choix d’équipement à louer pour ceux qui, comme moi, viennent les mains dans les poches.

Une bonne nuit de repos plus tard, il est temps pour moi de quitter les hautes terres du Guatemala et de rejoindre la région caribéenne de Río Dulce, dans les plaines tropicales du pays.

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