
🇬🇹 GUATEMALA – voyage réalisé en janvier 2021
Niché dans les hautes terres du pays, le lac Atitlán représente le summum en termes de paysages au Guatemala. Perché à 1 500 m d’altitude et entouré de volcans iconiques, rien d’étonnant à ce que ce petit coin d’Amérique centrale attire massivement les voyageurs. Pour couronner le tout, les habitants de la région de l’Atitlán sont en grande majorité mayas, tentant de préserver leurs langues et leur culture depuis la conquête espagnole.
J’arrive depuis Antigua par un shuttle (navette) qui me dépose au village de Panajachel, principal noeud de transports du lac. De là, un trajet en lancha (bateau rapide) me conduit à l’autre bout du lac jusqu’au village de San Pedro, qui sera ma base pour ces quelques jours à explorer les bords du lac et à contempler les paysages magnifiques que j’ai sous les yeux.
DANS CET ARTICLE
SAN PEDRO

San Pedro La Laguna de son nom complet est le plus gros village de ce côté du lac, et donc le plus prisé des touristes (à moins que ce ne soit l’inverse), au pied du volcan du même nom. Le village est assez animé, les klaxons des tuktuks sont constants. Mais ils sont quand même bien pratique pour se déplacer, certaines rues étant terriblement pentues !
Le bord du lac est principalement occupé par des restaurants et cafés pour touristes. Il y en a pour tous les goûts : mexicain, italien, burgers, israélien, etc… La vue est exceptionnelle. Le contraste est important avec l’intérieur du village, bien plus tranquille et local.

À ne pas manquer à San Pedro, le musée Tz’unun Ya’ présente les coutumes et les traditions des communautés mayas de la région, principalement les qakchikels et les tzutujils. Après la visite, vous pourrez aussi donner votre date de naissance pour connaître votre signe astrologique selon le calendrier maya et votre horoscope correspondant.


Mon hôtel étant situé sur les hauteurs de San Pedro, je profite chaque soir d’un coucher de soleil exceptionnel.


SAN MARCOS
À quelques minutes de lancha de San Pedro, San Marcos est bien plus tranquille. Il offre des vues parmi les plus impressionnantes de tout le lac. Le village est aussi bien plus tranquille que San Pedro. À choisir, j’aurais sûrement dû loger ici.
Dès le ponton de débarquement, la beauté du lac Atitlán se dévoile. Je reste posé là plusieurs dizaines de minutes, sans rien faire d’autres à part admirer ce paysage exceptionnel.

Pour profiter des meilleurs vues, je me rends au Cerro Tzankujil, juste à gauche du débarcadère. Cette colline est un lieu sacré pour les Mayas, un autel est toujours présent à son sommet. Les sentiers de la petite forêt, bien préservés, sont très agréables. Certains plongent aussi dans les eaux glaciales du lac.

Quand au centre du village, il est bien tranquille, quasiment endormi ce matin.

LA NARIZ DEL INDIO
Si on regarde la montagne à l’ouest de San Pedro, la tête penchée sur la gauche, on aura non seulement l’air intelligent mais les plus imaginatifs croiront discerner le profil d’un homme. C’est à cette drôle de forme que cette montagne, qui pour une fois n’est pas un volcan, doit son nom : la Nariz del Indio (le Nez de l’Indien).

L’un des soucis autour du lac Atitlán, c’est que les sentiers de randonnés ont très mauvaise réputation en terme de sécurité : de nombreux touristes s’y étant aventurés seuls ont été délestés de leurs biens de valeur. Mieux vaut donc avoir un guide ! Toutes les agences du centre de San Pedro peuvent organiser différentes randonnées, comme l’ascension du volcan voisin par exemple. Je fais donc la connaissance de Juan, qui me donne rendez-vous le soir même à 03h00 du matin devant la porte de l’hôtel.
Après une nuit bien trop courte, je retrouve Juan, pour quelques minutes de route jusqu’au départ du sentier. Ensuite, c’est parti pour 45 minutes de grimpette intensive, à la lumière des lampes frontales. Un bon entraînement pour ce qui m’attend pour la suite de ce voyage au Guatemala …, mais on en est pas encore là, revenons à notre sentier.
Après l’effort, on arrive finalement au point de vue, alors qu’il fait encore nuit noire et que la température est glaciale. Juan allume un feu pour faire bouillir un peu de thé. Il m’append aussi quelques mots de maya tzutujil, sa langue maternelle et me raconte qu’autrefois, le lac était bien moins profond et qu’une cité maya se dressait sur ses rives, avant d’être engloutie avec ses mystères. Légende pour touristes, croyance séculaire ou vérité historique ?

Le ciel s’éclaircit enfin, révélant un paysage grandiose : les eaux tranquilles du lac, les lumières des villages, les majestueux volcans dont le Fuego au loin, avec son panache de fumée et la lave fraîche qui dévale ses pentes.

Le soleil ne sera apparu qu’un bref instant avant que les nuages ne le reprennent. Cette fugacité renforce encore la beauté du moment. Le Guatemala place décidément la barre très haut en termes de paysages !



L’aube passée, il est l’heure pour nous de redescendre, traversant au passage des champs de cafés et d’avocats. Une fois le long de la route, Juan hèle un agriculteur et son pick-up. Il nous fait monter dans sa remorque pour nous ramener vers San Pedro, à l’heure où la vie du village reprend.

SAN JUAN, LA FÊTE AU VILLAGE
Durant la courte nuit qui a précédé mon ascension de la Nariz del Indio, j’ai été réveillé à de nombreuses reprises par des bruits de pétards incessants. Intrigué, j’en demanderai à Juan la raison. Il s’avère c’est pour célébrer l’une des reliques catholiques les plus révérés du pays et de toute l’Amérique centrale : le Christ noir d’Esquipulas. Même si cette ville est située à l’autre bout du pays, près des frontières salvadorienne et hondurienne, il m’informe qu’une fête en l’honneur de ce pilier religieux du Guatemala a lieu le soir même, dans le village voisin de San Pedro, qui s’appelle justement San … Juan !

Le soir même, je rejoins donc ce village. L’ensemble des habitants semblent être rassemblés dans la vieille église en pierre. L’ambiance est bon enfant et les pétards résonnent dans tout le village dès la fin de la messe. Différents stands de streetfood sont installés dans les rues du village, avant un concert festif plus tard dans la soirée.

CHICHICASTENANGO
Je quitte le lac Atitlán à regrets, ses panoramas gravés dans ma mémoire. C’est l’heure que j’aille découvrir le reste de ce que le Guatemala a à offrir. Avant de regagner Antigua, d’où m’attends ma prochaine aventure dans ce pays, je fais d’abord une étape dans la ville de Chichicastenango. Son marché, qui réunis les habitants de la région, est l’un des plus visités du pays.

Les couleurs sont chatoyantes et les touristes bien rares en cette période.



Étonnamment, l’un des autres sites les plus visités de Chichicastenango est son cimetière coloré. Derrière lui se dresse une petite colline où les habitants viennent toujours faire des offrandes aux esprits mayas, preuve du grand mélange religieux qui existe au Guatemala entre religion traditionnelle et catholicisme.

CÔTÉ PRATIQUE
Venir au lac Atitlán
De nombreuses agences d’Antigua proposent des trajets directs en shuttle pour Panajachel. C’est la solution la plus simple pour se rendre au lac, sans avoir à jongler entre différents chicken bus au confort sommaire.
De Panajachel, des lanchas desservent tous les villages du lac. Les shuttles déposent les touristes au niveau de l’embarcadère.
Pour rejoindre Chichicastenango, j’ai pris un shuttle direct depuis San Pedro. En revanche ce jour-là, aucun shuttle ne permettait de rejoindre directement Antigua : j’ai dû enchaîner plusieurs trajets en chicken bus pour y arriver, bien fatigué.
Où dormir ?
Panajachel et San Pedro sont les deux villages comptant le plus grand nombre d’hébergements, de restaurants et d’autres services pour les touristes. Mais si vous préférez une séjour un peu plus au calme, mieux vaut dormir à San Marcos ou même à San Juan.
À force de parler de volcans une phrase sur deux dans chaque article sur ce pays, il serait d’ailleurs peut-être temps d’aller en voir un de plus près… Si je retourne à Antigua, c’est bien pour gravir les 3 976 m de l’Acatenango, une des activités incontournables du Guatemala !




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