
🇦🇲 ARMÉNIE – voyage réalisé en mai 2024
Սևան և Դիլիջան
Je laisse derrière moi la capitale pour mieux l’explorer à la fin de mon voyage et je me dirige vers le nord de l’Arménie, vers le lac Sevan et la ville de Dilijan. Une première étape qui me fait visiter mes premiers monastères : Sevanavank au bord du lac et Haghartsin, au milieu des forêts du parc national de Dilijan.
DANS CET ARTICLE
LE MONASTÈRE DE SEVANAVANK
Սևանավանք

À 45 minutes de route de la capitale, on arrive à Sevan, la ville au bord du lac du même nom, qui recouvre une bonne partie du nord-est de l’Arménie. Le temps d’un arrêt rapide pour visiter le monastère de la ville, perché au-dessus du lac.

Pour un premier monastère, je ne suis pas vraiment sous le charme. L’ensemble est assez petit, la ville en elle-même est tout sauf belle et le temps maussade n’arrange rien. À voir si vous passez dans le coin et qu’il fait beau mais sinon mieux vaut poursuivre sa route.

DILIJAN
Դիլիջան
J’arrive ensuite à Dilijan, mon étape de ce soir. La ville est parfois abusivement surnommé la « Suisse d’Arménie » pour son environnement montagneux et ses possibilités de randonnées dans le parc national qui l’entoure. Sauf que le temps est toujours aussi mauvais, ne me laissant pas vraiment le loisir d’explorer les environs.

La guesthouse où je loge se trouve sur les hauteurs, loin du centre qui a gardé apparemment quelques bâtiments historiques. À défaut d’être joli, on peut dire que le coin est « authentique » et surtout dans son jus.
LE MONASTÈRE DE HAGHARTSIN
Հաղարծին
Après un rapide déjeuner, je saute dans un Yandex pour rejoindre l’un des sites majeurs autour de Dilijan : le monastère de Haghartsin. Le tout est déjà bien plus grand que le monastère de ce matin.


Je prends le temps d’explorer les différents bâtiments qui le composent : les églises et chapelles, les lieux où vivaient les moines, etc… L’ensemble a récemment été restauré, sous le financement de l’émir de Sharjah, aux Émirats arabes unis.


🔎 ZOOM SUR – les khatchkars
Partout en Arménie mais particulièrement dans ses monastères, on retrouve des khatchkars (խաչքար). Ces stèles représent une croix, finement sculptées dans la pierre, agrémentées de motifs floraux ou géométriques, sont un des éléments essentiels et emblématiques de l’identité arménienne.


Cet artisanat remonte très loin dans l’histoire du pays et emprunte des motifs traditionnels de l’Arménie pré-chrétienne, tout en étant toujours pratiqué aujourd’hui et officiellement reconnu par l’UNESCO
En sortant du monastère, j’achète une gata sortant tout juste du four. À mi-chemin entre pain et brioche, fourrée à l’abricot et au thym, ce dessert typiquement arménien est le goûter parfait avant de rentrer à Dilijan.
CÔTÉ PRATIQUE
Rejoindre Sevan & Dilijan
Les marshroutka pour Sevan et Dilijan partent de la gare routière nord de Yerevan, accessible en Yandex pour environ 1000 drams depuis le centre.

Rejoindre Haghartsin
Comme souvent pour les monastères, isolés dans la nature, aucune solution de transports en commun n’existe (en-dehors des tours organisés). Un Yandex aller-retour de Dilijan revient environ à 4 000 drams.
Où dormir ?
J’ai passé la nuit à la guesthouse Green Dilijan B&B. La famille est adorable mais elle reste assez excentrée et difficile d’accès
Bon, cette première étape hors de Yerevan n’est clairement pas la plus trépidante du voyage, disons qu’il s’agit plutôt d’un démarrage en douceur. Après une bonne nuit de repos, je continue mon chemin vers le nord et la ville d’Alaverdi, qui derrière sa lourde apparence soviétique, abrite plusieurs monastères incontournables.



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