ALAVERDI – le long des gorges de la Debed

🇦🇲 ARMÉNIEvoyage réalisé en mai 2024

Alaverdi, c’est moche. Voilà le contexte est posé ! Je me suis même demandé ce que je venais faire dans cette région perdue. Au-delà du triste décor industriel fatigué, cette ville est une excellente base pour découvrir le nord de l’Arménie et les monastères d’intérêt majeur qui parsèment la région. Le tout dans le décor spectaculaire des gorges de la Debed.

SANAHIN

La guesthouse que j’ai trouvée ne se situe pas à Alaverdi en-même, en contrebas dans la vallée, mais à Sanahin. La ville n’est pas beaucoup plus belle mais au moins elle se situe en hauteur, et à 20 minutes de marche seulement d’un des plus beaux monastères d’Arménie.

clairement on n’est pas sur une destination qui fait rêver

Mais avant d’aller visiter ce monastère, je passe faire un tour à une autre curiosité de la ville, qui colle bien avec l’ambiance générale : le musée des frères Mikoyan. Ces illustres inconnus à l’Ouest ont été deux personnages majeurs du système soviétique. Anastase, l’aîné, était l’un des plus hauts dirigeants du régime, l’un des plus durables aussi tandis que son cadet Artem est l’un des concepteurs des MiG, les avions de combats de l’URSS.

Un MiG-21 trône à l’entrée du musée, à côté du buste d’Artem. D’ailleurs, MiG signifie tout simplement « Mikoyan et Gourévitch » en russe, du nom de l’autre ingénieur qui a collaboré avec lui sur ce projet.

Après cette plongée en Union soviétique, je n’ai que quelques dizaines de mètres à parcourir pour m’enfoncer bien plus profondément dans l’histoire de l’Arménie, au monastère de Sanahin.

Ce monastère est un vrai coup de cœur ! Je suis fasciné par ses vieilles voûtes, ses khatchkars finement sculptés et surtout son ambiance générale, difficile à décrire mais fortement évocatrice.

J’ai passé près d’une heure à explorer les moindres recoins du lieu, pour ne pas en perdre une miette. Clairement, j’ai adoré cette visite, un temps fort de mon voyage en Arménie !

quoi, ça ne fait toujours pas rêver ?

Initialement je voulais poursuivre ma journée en randonnant les 8 kilomètres qui séparent Sanahin et Haghpat mais la menace de la pluie m’en a rapidement dissuadé. J’ai quand même eu un rapide aperçu de la vie rurale arménienne et du panorama sur le canyon de la Debed.

Entre monastère millénaire, soviétisme dans son jus et campagne intemporelle, on peut dire que Sanahin cumule les ambiances !

AKHTALA

De retour à ma guesthouse, je m’arrange avec Ararat, le propriétaire pour partir faire un tour en voiture vers les deux autres majeurs de la région : Akhtala et Haghpat. Le premier est situé à 20 km au nord, perché sur un éperon rocheux dominant la route menant en Géorgie.

Le monastère est protégé par un restant de muraille, trace du passé tourmenté de cette région. Sa forme est aussi assez différente des autres monastères que j’ai visité jusqu’ici mais c’est surtout ses fresques assez bien conservées qui valent le détour et lui donnent une ambiance unique.

HAGHPAT

On reprend ensuite la route vers Haghpat, le dernier monastère de la journée.

Le charme opère moins. C’est déjà mon troisième monastère de la journée, ce qui joue aussi. Mais l’ambiance n’est n’y aussi mystique qu’à Sanahin et les fresques ne sont pas aussi bien conservées qu’à Akhtala. Il faut dire que les deux premiers avaient mis la barre très haut !

ALAVERDI

Finalement, je n’ai fait que passer à Alaverdi entre deux visites ou pour reprendre le bus vers Yerevan. La ville est dominée par l’immense cheminée de la mine qui a fait la richesse de la ville avant de fermer, précipitant la majorité de la population au chômage.

Jusqu’en 2015, un téléphérique permettait de relier la ville à Sanahin mais celui-ci est arrêté depuis et ne reprendra sûrement pas.

Toute cette description ne donne clairement pas envie de venir et pourtant ! Je recommande vivement aux voyageurs à se rendre dans cette région perdue du nord de l’Arménie !

CÔTÉ PRATIQUE

🚌 Rejoindre Alaverdi & Sanahin

Depuis Dilidjan, j’ai préféré prendre un taxi direct jusqu’à Sanahin. 1h30 de trajet, compter environ 11 000 drams. Ce trajet est réservable sur Yandex.

Pour retourner à Yerevan, j’ai pris la marshroutka qui part à 11h00 du parking des bus au centre d’Alaverdi. Le trajet jusqu’à la capitale dure 3h et coûte 1 500 drams.

Pour redescendre à Alaverdi depuis Sanahin, la marshroutka jaune rouillée part toutes les heures de la place principale de la ville. Compter 100 AMD pour le trajet.

🛏️ Où dormir ?

Je recommande chaudement la Guesthouse Mini House à Sanahin. Même si l’extérieur de béton nu n’est pas très engageant, les propriétaires sont adorables et font tout pour assurer aux visiteurs un super séjour dans la région.

D’Alaverdi, la route se poursuit jusqu’à la frontière géorgienne mais je garde ce pays pour un prochain voyage. Retour rapide à Yerevan avant de reprendre la route vers le sud du pays, en commençant par les monastères de Khor Virap et de Noravank.

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