
🇨🇱 CHILI – voyage réalisé en janvier 2024

Santiago, la capitale chilienne, est là où je commence ce voyage tout au sud de l’Amérique du sud, entre Chili et Argentine. L’atterrissage se fait en douceur, on ne peut pas dire que Santiago soit très dépaysante quand on arrive mais la ville est nichée dans un cadre impressionnant, au pied des sommets de la cordillère des Andes, encore enneigés alors que l’été austral bat son plein.
Cette première étape est en tout cas déjà un coup de cœur grâce à l’atmosphère détendue de la ville et aux nombreux sites à visiter qu’elle abrite. J’y ai passé trois jours en arrivant mais j’y serais bien resté un peu plus pour profiter de ce qu’elle a à offrir avant de filer vers le nord du pays.
DANS CET ARTICLE
LE CENTRE DE SANTIAGO
C’est le tout début de mon voyage. J’ai près de 20h d’avion dans la tête mais pas grave, je suis bien arrivé en Amérique du sud, c’est le moment de profiter ! Pour commencer, je me rends sur la Plaza de Armas. là où l’histoire de Santiago a commencé après sa fondation par les conquistadors espagnols en 1541. La place est le cœur de la ville, un lieu de rencontre toujours animé.

Le long de la place, je jette un coup d’œil rapide à l’intérieur de la cathédrale métropolitaine, la plus ancienne de la ville et au Museo Histórico Nacional, qui récapitule brièvement l’histoire du pays : colonisation espagnole, indépendance, affirmation. Le musée est gratuit mais des visites guidées à heure fixe permettent de monter dans la tour qui surplombe la place.

Pour la commémoration du cinquantième anniversaire du coup d’État, une exposition temporaire consacrée à Salvador Allende complète le musée. J’y vois notamment les lunettes du président, retrouvées brisées dans les décombres du palais de la Moneda, reproduites en grand telles quelles dans la cour.
Malgré l’étendue de la ville, le centre de Santiago est très compact. À deux blocs de la Plaza de Armas, je passe justement voir le palais de la Moneda, résidence du président chilien. Le palais date de l’époque coloniale, on y frappait la monnaie, d’où son nom.

Des visites guidées à réserver bien à l’avance permettent aussi de le visiter mais je n’ai pas pu le faire. Autour du palais, le décor change, avec une architecture par moments moderne et massive, par moments presque parisienne.


Derrière le palais, se trouve la crypte où repose le corps du Libertador, Bernardo O’Higgins ainsi qu’un petit musée sur sa vie, dédiée à l’indépendance du Chili. Au milieu de l’avenue, un drapeau géant, et ça je valide !


Une autre visite à ne pas manquer dans le centre de Santiago est le musée chilien d’art précolombien. Le sous-sol présente des objets des nombreux peuples qui vivaient le long des 4000 km du Chili avant la conquête espagnole, tandis que l’étage expose celles des peuples de l’ensemble du continent américain.

Enfin, toujours dans le centre, le Mercado Central vaut le détour, pour un manger un ceviche bien frais ou des empanadas toutes chaudes.


En dehors de ces sites principaux qui délimitent le centre de la capitale chilienne, les rues peuvent offrir certaines surprise comme le mini-quartier de la bourse, aux airs faussement new-yorkais.

Enfin se dresse aussi dans le centre le cerro Santa Lucía : une petite colline recouverte d’un parc très agréable. La vue du sommet sur Santiago et ses buildings vaut clairement le coup !

BARRIO BRASIL
Pour mon deuxième jour à Santiago, j’avais prévu de m’éloigner du centre pour visiter le Museo de la Memoria y de los Derechos Humanos, qui revient sur la période tragique qu’a traversé le Chili à partir du coup d’État de 1973. Malheureusement il était fermé ce jour-là en raison d’une coupure électrique, tant pis.

🔎 ZOOM SUR – la dictature de Pinochet
Aujourd’hui encore, le Chili est profondément marqué par les années noires de dictature militaire, entre 1973 et 1990.
En 1970, Salvador Allende est démocratiquement élu président de la République. Avec un programme fortement marqué à gauche, il tente d’ambitieuses réformes
Le 11 septembre 1973, l’armée chilienne, menée par le général Augusto Pinochet, se soulève. Les grandes villes du pays tombent rapidement et la Moneda est bombardé. Acculé, Allende se serait suicidé avant que le palais ne soit pris par l’armée.
Le nouveau régime bâillonne les libertés publiques, verrouille la société et amorce un virage conservateur radical. Les « escadrons de la mort » parcourent le pays en hélicoptère pour arrêter les opposants ; beaucoup sont jetés dans le Pacifique sans autre forme de procès.
Le retour progressif à la démocratie se fait à partir de la fin des années 1980. Cette période noire a laissé le pays profondément divisé et inégalitaire, jusqu’à aujourd’hui.
À défaut de visiter le musée, je découvre Barrio Brasil, le quartier qui l’entoure. On est seulement à trois stations de métros de l’hypercentre mais l’ambiance et l’architecture sont bien différentes. Les maisons sont basses et le street-art est omniprésent. Ça y est, je ressens vraiment l’impression d’être arrivé en Amérique latine !

Guidé par mon Lonely Planet, je tombe sur la place Libertad de Prensa (liberté de la presse), à l’architecture très européenne et agréable pour se poser.

CERRO SAN CRISTOBÁL
Pour mon dernier soir à Santiago, je prends un peu de hauteur. De l’autre côté de la minuscule rivière Mapocho s’étend le quartier où sortir le soir, puis encore un cerro : le cerro San Cristobál, qui domine la ville. Un rapide trajet en funiculaire me conduit au sommet.


Évidemment, le sommet offre une vue imprenable sur la ville : les gratte-ciels du district d’affaires de Sanhattan, les Andes, les quartiers résidentiels à perte de vue…


LE TEMPLE BAHAÏ
Juste avant de quitter Santiago, je pars visiter un lieu plutôt excentré : la maison d’adoration bahaïe. J’avais déjà fait connaissance avec le bahaïsme à Haïfa et à Kampala.

Le temple se dresse sur les contreforts des Andes, tout à l’est de la ville. Pour y accéder, j’ai pris un bus depuis le centre. Le trajet est long mais direct, plusieurs lignes desservent l’endroit (horaires et détails disponibles sur Google Maps). Il faut compter près d’une heure et demie de trajet pour arriver au pied du temple et vingt bonnes minutes de grimpe ensuite.

La visite commence par une rapide présentation de la foi bahaïe et de son histoire puis on est libre de déambuler dans le jardin et dans le temple (pas de photos à l’intérieur). L’ensemble dégage une impression de calme et de sérénité bien agréable.

Après une bonne heure là-haut, c’est l’heure de redescendre vers le centre et poursuivre mon voyage…
CÔTÉ PRATIQUE
🛬 Rejoindre le centre depuis l’aéroport
La capitale chilienne compte un seul aéroport : Santiago Arturo Merino Benítez, à une vingtaine de kilomètres du centre. Plusieurs compagnies de car permettent de rejoindre la ville.
Le plus simple et le plus rapide : prendre un bus de la compagnie Turbus, descendre à Pajaritos, le premier arrêt, plutôt qu’au terminus et poursuivre le trajet en métro pour éviter les bouchons.
🚏 Se déplacer dans Santiago
Les transports publics, bus et métro, sont plutôt efficaces pour découvrir la ville. Pour utiliser le réseau, il faut se procurer une carte bip!, que l’on recharge ensuite au fur et à mesure. Les automates de vente sont disponibles dans toutes les stations.

Globalement, tout peut se faire à pied dans le centre. Pour rejoindre les sites les plus excentrés ou Barrio Brasil, mieux vaut compter sur le métro.
🛏️ Où dormir ?
J’ai passé mon séjour à l’Hostal Forestal, une AJ à deux pas du centre, très bien tenu et au personnel plein de bons conseils pour découvrir la ville.
🍴 Où manger ?
Juste à côté du Mercado Central, Zunino sert les meilleurs empanadas de queso (fromage) ou de pino (bœuf-œuf) de la ville. À manger sur le pouce dans un cadre qui semble inchangé depuis le siècle dernier.
Pour se rafraîchir, La Rosa offre des glaces aux parfums locaux et originaux. Plusieurs adresses dans le centre et même pas besoin de choisir entre pot et cornet.
Voilà pour la première étape de ce voyage en Amérique du Sud. Après trois jours à Santiago, je repars à l’aéroport pour m’envoler vers Calama, tout au nord du Chili, et découvrir les paysages extraordinaires de cette région depuis le village de San Pedro de Atacama.



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