TATEV & GORIS – tout au sud de l’Arménie

🇦🇲 ARMÉNIEvoyage réalisé en mai 2024

De Yeghegnadzor, je continue à suivre la route qui traverse le sud de l’Arménie en direction de l’Iran. Je ne descends pas jusqu’à la frontière mais je m’arrête à Goris. C’est une étape agréable, notamment pour découvrir le spectaculaire monastère de Tatev, auquel on accède en téléphérique.

EN ROUTE VERS GORIS

La route entre Yeghegnadzor et Goris est magnifique. Elle traverse les paysages montagneux du sud, en franchissant le col de Vorotan à près de 2 300 mètres d’altitude.

Je ne compte plus le nombre de camions iraniens croisés sur cette route, qui rejoint la frontière à Meghri, encore plus au sud. Les échanges commerciaux avec l’Iran sont vitaux pour l’Arménie enclavée et entourée de voisins hostiles.

léger embouteillage au milieu de nulle part

LE MONASTÈRE DE TATEV

Տաթեվ

Tout juste arrivé à Goris, je repars en Yandex vers Halidzor, point de départ des Wings of Tatev. Ce téléphérique long de 6 km franchit les vallées encaissés pour rejoindre le monastère en évitant de longues heures de routes sinueuses.

Après une courte attente, on embarque. Le trajet au-dessus des vallées, surplombées par les pics enneigés et mystérieux du Karabakh, est superbe.

Au bout d’une quinzaine de minutes en l’air, la cabine ralentit : nous sommes arrivées à Tatev. D’après mes calculs, il s’agit déjà du huitième que je visite depuis mon arrivée en Arménie ! Alors, que peut-il bien avoir de plus par rapport aux précédents ?

Son ambiance est plutôt austère, avec le gris de la pierre répondant directement au gris du ciel ce jour-là. Mais sa situation en bordure de falaise et son accès spectaculaire font tout son charme !

Pour prendre un peu de hauteur sur l’ensemble, je suis le sentier qui quitte le village et remonte en surplomb du monastère. Le panorama sur la vallée est à ne pas manquer !

Je repars de Tatev comme j’y suis arrivé, content de cette belle visite.

GORIS

De retour en stop à Goris, je pars visiter le centre. Contrairement aux autres villes arméniennes traversées depuis Yerevan, je la trouve plutôt agréable.

La place principale est entourée de bâtiments dans le plus pur style soviétique. Petite touche d’originalité : une réplique de la tour Eiffel s’y dresse. Pourquoi ? Après tout, pourquoi pas.

C’est ici à Goris que j’ai ressenti le plus directement l’impact du conflit au Haut-Karabagh tout proche. Beaucoup de familles arméniennes chassées suite à la victoire azérie y ont trouvé un refuge précaire.

Le lendemain, on est le 9 mai. Chaque année, l’ensemble de l’ex-URSS célèbre à cette la victoire sur l’Allemagne nazie lors de la Seconde guerre mondiale. Des soldats et des véhicules de l’armée russe sont présents pour les commémorations. Après mûre réflexion, j’ai préféré ne pas aller leur poser de question sur la situation en Ukraine ou sur ce cher Poutine, quelque chose me dit que je n’aurais pas été bien reçu…

coucou les Russes

À quelques rues du centre de Goris, quelques cheminées de fées (comme en Cappadoce) surplombent les dernières maisons de la ville. Pour l’instant le site est n’est pas très aménagé mais des travaux à cet effet sont en cours.

KHNDZORESK

Pour mon dernier jour dans cette région, je pars visiter le village troglodyte abandonné et imprononçable de Khndzoresk, tout proche, sur la route qui menait il n’y a pas si longtemps vers le Haut-Karabagh.

Après une descente bien raide depuis le parking et une traversée sur un pont suspendu, je commence à explorer l’endroit. Entre vieille église, ruines abandonnées et cheminées de fées, l’ensemble est assez étrange.

Le site fait une petite excursion sympathique depuis Goris, si on a du temps à passer en attendant une marshroutka comme moi. Pas sûr qu’il soit vraiment nécessaire de s’y attarder plus longtemps…

CÔTÉ PRATIQUE

🚌 Rejoindre Goris

Pour arriver à Goris depuis Yeghegnadzor, impossible de trouver une marshroutka qui fasse ce trajet. Je n’ai pas eu d’autre choix que de négocier un taxi à 14 000 drams / ~35 €.

De Goris, deux marshroutkas quotidiennes relient la capitale. Elles partent du centre (rue Komitas) à 9h et 16h. Elles se remplissent vite : mieux vaut réserver au moins la veille pour s’assurer d’une place. Le trajet coûte 3000 drams / XX € et dure moins de 4h.

🚠 Rejoindre Tatev

Les billets pour le téléphérique coûtent 9 000 drams / 21 € pour le trajet aller-retour. Ils peuvent s’acheter sur place ou par avance sur le site tatever.am, conseillé en haute saison. Les cabines partent toutes les 30 minutes.

🛏️ Où dormir ?

Hayq Guest House, au nord de la ville. Simple et correct.

En fin d’après-midi, je repars en marshroutka vers Yerevan. En se rapprochant de la capitale, je distingue le mont Ararat, qui a enfin percé une partie de sa couche nuageuse. Ce côté mystérieux la rend décidement encore plus majestueuse.

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