
🇧🇾 BIÉLORUSSIE – voyage réalisé en mai 2025
Нясвіж і Мір

Pour sortir un peu de la capitale, je pars visiter les châteaux de Niasvij et de Mir. Reconnus par l’UNESCO, ces deux forteresses situées à une centaine de kilomètres de Minsk témoignent de l’histoire du pays et offre une sortie intéressante pour une journée.
DANS CET ARTICLE
EN TRAIN VERS GORODEÏA
на цягніку ў Гарадзею
Le court trajet pour rejoindre Niasvij et Mir depuis Minsk est déjà une expérience en soit. Le train que j’emprunte arrive tout droit de Moscou et poursuivra son chemin vers Brest, à la frontière polonaise. Comme beaucoup de choses en Biélorussie, il semble resté dans son jus depuis le siècle dernier.

Seul dans mon compartiment, j’observe la campagne défiler pendant deux bonnes heures. Le train arrive finalement à Gorodeïa, ou Haradzeya en biélorusse. Cette petite gare perdue dans la campagne est la plus pratique pour accéder aux châteaux. Étonnant de réaliser que ce minuscule village est directement relié à Moscou plusieurs fois chaque jour.

NIASVIJ
Нясвіж
Juste en face de la gare, un bus attend les passagers pour parcourir les quinze kilomètres jusqu’à Niasvij. La ville est relativement grande, grise mais animée. Comme on peut le voir, le temps est exécrable et le restera toute la journée. La place centrale est dominée par l’ancien hôtel de ville, un des premiers « vrais » bâtiments anciens que je découvre en Biélorussie.

À quelques pas du centre, je me dirige vers le château des Radziwill, raison de ma présence dans cette ville. Cette famille noble était l’une des plus puissantes et influentes de ce coin d’Europe, alors dominé par la République des Deux-Nations, une union entre le royaume de Pologne et le grand-duché de Lituanie. On retrouve d’ailleurs des châteaux à leur nom à Vilnius, Varsovie et jusqu’en Ukraine.


L’intérieur du château est assez évocateur, récemment restauré. On imagine sans peine la vie grandiose et luxueuse des nobles qui vivaient ici.



Juste à la sortie du château se dresse l’église familiale des Radziwill. Rare église catholique dans un pays devenu orthodoxe, elle a récemment été rénovée. C’est ici que les membres les plus éminents de la famille sont enterrés.

MIR
Мір
Deuxième étape de la journée : Mir. Je trouve un taxi à Niasvij pour rejoindre ce village d’à peine 2 500 habitants, perdu dans la plate campagne biélorusse.

C’est encore un château qui m’amène ici. Esthétiquement, je trouve l’extérieur gothique beaucoup plus joli que son voisin de Niasvij. Évidemment, ce château appartenait également à nos amis les Radziwill.

Par contre, la visite de l’intérieur est relativement décevante. Les pièces sont assez peu fournies en décorations comme en explications. Et avoir visité le château en même temps d’un groupe de collégiens russes surexcités en voyage scolaire n’aide pas à profiter à fond de l’endroit !

Après la visite de l’intérieur, je ne manque pas d’explorer les galeries, qui font prendre un peu de hauteur sur l’ensemble. Un escalier très abrupt permet de gravir les tours principales.


Après cette visite, je pars explorer le centre du village. Entre les maisons colorés et l’églises à bulbes de la place centrale, j’y trouve un certain charme.

Mir est un ancien shtetl, un village juif d’Europe de l’Est. Avant 1941, près de 55 % des habitants de la ville étaient juifs et sa yeshiva ou école religieuse était réputé auprès de nombreux fidèles.

Mais cette partie de la visite s’avère déprimante. Le temps est gris, les corbeaux croassent en permanence. Surtout, le passé juif de la ville semble avoir été totalement effacé après la guerre. La mémoire est partie et l’ancienne synagogue a été transformées en hôtel sans aucun mot sur son passé. C’est un peu morose que je rentre à Minsk, après cette journée pluvieuse et éprouvante.
CÔTÉ PRATIQUE
🚌 Rejoindre Niasvij et Mir
🚆 De Minsk à Niasvij
Des bus directs existent entre Minsk et Niasvij mais il est plus pratique et agréable de prendre le train. Le trajet jusqu’à Gorodeïa prend environ 2h, puis 15 mn de bus jusqu’au centre de Niasvij.
🚖 De Niasvij à Mir
Aucun bus ne relie les deux villes. J’ai pris un taxi pour parcourir les 30 km pour Mir.
Prix : 40 roubles (~12 €).
🚍 De Mir à Minsk
Pour le retour, il était plus simple de prendre le bus direct entre Mir et Minsk. Plusieurs bus dans l’après-midi, pour une dizaine de roubles.



Laisser un commentaire