JÉRASH & GADARA – les sites romains du Nord

🇯🇴 JORDANIE voyage réalisé en septembre 2016

La fin de mon voyage en Jordanie approche mais il me reste encore une partie du pays à découvrir. D’Aqaba, je reprends un bus vers la capitale, d’où je me base pour visiter le nord du pays. Au programme : les sites archéologiques de Jérash et de Gadara, anciennes cités de la Décapole romaine.

DANS CET ARTICLE

JÉRASH

Pour cette première journée d’exploration du nord du pays, je rejoins Jérash. Une des plus fameuses cités romaines du Proche-Orient, située à mi-chemin entre Amman et la frontière syrienne.

porte d’Hadrien

Je suis accueilli par l’impressionnant arc d’Hadrien. Érigé par l’empereur du même nom pour servir de nouvelle entrée à la ville, il a été reconstruit à l’époque moderne.

Durant l’Antiquité, Jérash faisait partie de la Décapole : un groupe d’une dizaine de cités de cultures gréco-romaines au Proche-Orient. Réparties entre la Syrie, la Jordanie et Israël actuels, Jérash était alors l’une des plus importantes d’entre elles.

Ce qui me frappe en visitant Jérash, c’est d’abord le nombre impressionnant de colonnes dressées sur le site. On sent bien l’importance de la cité durant l’Antiquité.

Je remonte le Cardo, l’ancienne artère principale de la cité. Elle reliait les principaux points d’intérêt de la ville.

Le Forum ovale est le cœur de l’ancienne cité de Jérash. Sa colonnade ovale est quasi-unique dans le monde romain et lui donne un vrai caractère.

Sans vouloir tout détailler, la cité recèle bien d’autres lieux à découvrir : amphithéâtres, temples païens ou ruines d’églises plus tardives. Une grosse demi-journée sur le site est un minimum !

l’amphithéâtre
ancien temple

Après ma visite de Jérash, mon plan initial était de me rendre à Ajloun. Cette autre ville du nord de la Jordanie est dotée d’un château médiéval et d’une réserve naturelle. Mais devant les difficultés de transports, j’ai dû y renoncer… jusqu’au prochain voyage en tout cas.

GADARA

Le jour suivant, direction Gadara, dans le village d’Umm Qays, à l’extrême nord du pays. Après un trajet en minibus sans histoires et un changement efficace à Irbid j’arrive sur le site.

La cité est beaucoup plus modeste que Jérash. Ses ruines au milieu des oliviers s’explorent assez rapidement. L’utilisation de pierre basaltique noire pour sa construction lui donne un vrai caractère.

amphithéâtre

Gadara dispose surtout d’un atout majeur. Perchée sur une hauteur, elle offre un panorama exceptionnel sur la région. Sous mes yeux se dévoilent la vallée du Yarmouk, la Galilée et le lac de Tibériade en Israël et le Golan annexé et au loin, la Syrie. La frontière n’est qu’à quelques kilomètres.

lac de Tibériade et plateau du Golan sur la droite

La vue est un vrai cours de géographie et de géopolitique régionale. Beaucoup de familles jordaniennes d’origine palestinienne viennent observer ce qui est devenu Israël en 1948. En contemplant cette vue, je saisis clairement l’intérêt stratégique du plateau du Golan, qui domine l’ensemble de la région.

la frontière israélo-jordanienne et le plateau du Golan

Ces dernières découvertes en Jordanie concluent mon voyage. En terme d’effet waouh, difficile de passer après Pétra, mais les visiter est néanmoins très intéressant pour mieux saisir l’histoire complexe et connectée du Proche-Orient.

CÔTÉ PRATIQUE

Les sites du nord de la Jordanie se visitent facilement à la journée depuis Amman. Les services desservent directement Jérash depuis la capitale. Pour Umm Qays, il faut d’abord passer par Irbid, la grande ville du nord.

Après ces visites, je rentre à Amman pour la dernière journée du voyage. C’est l’heure de refaire mon sac, la tête pleine de souvenirs, et de rentrer à la maison…

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