SAN BLAS – sable blanc et cocotiers chez les Gunas

🇵🇦 PANAMAvoyage réalisé en mars 2025

De Bocas del Toro, je retourne brièvement à Panama City, avant de partir pour ma dernière étape au Panama. Direction le dernier joyau du pays : les îles San Blas. Toujours sur la côte caraïbe, ces îles sont uniques au monde. Imaginez des centaines de minuscules ilots sablonneux sur lesquels ne poussent que des cocotiers.

Les San Blas sont aussi uniques car elle sont la patrie du peuple indigène des Gunas. Chassés du continent au fil de l’histoire et de la colonisation, ils ont fini par s’installer dans cet archipel. Aujourd’hui, leur autonomie est reconnu par l’état panaméen. Ce sont eux qui sont directement en charge du tourisme sur les îles.

EN ROUTE VERS LES SAN BLAS

Tout commence par un réveil extrêmement matinal à Panama City. Le véhicule de l’agence choisie (détails plus bas) vient récupérer les passagers du jour à travers la ville. C’est parti pour prendre la route des San Blas !

Après 2h de route sur la Panaméricaine puis au milieu de la jungle, on arrive à un embouteillage au milieu de nulle part. C’est le checkpoint pour entrer dans la comarca de Guna Yala, le territoire autonome des Gunas dont font partie les îles San Blas. Beaucoup de monde vient aux San Blas en ce samedi matin, il nous faudra près d’une heure pour passer…

embouteillage au milieu de la jungle

Après une route sinueuse, on finit par arriver à un des embarcadères pour les San Blas. Plutôt que directement en mer, celui-ci est situé sur la rivière Cartí Grande. Les Gunas gèrent efficacement la logistique des départs des différents touristes vers leurs îles respectives.

les lanchas pour rejoindre les îles

Après quelques minutes d’attente j’embarque sur la lancha (petit bateau) qui se rend vers Isla Yanis. Le trajet dure 45 minutes : 5 minutes sur la rivière et 40 minutes de pleine mer, assez agitée. Ça secoue, ça tape et ça éclabousse non-stop ! Difficile de profiter du paysage pendant le trajet ou de prendre de photos. Heureusement on finit par arriver sur l’île, au milieu d’un magnifique camaïeu de turquoise.

débarquement sur Isla Yanis

ISLA YANIS

Tout juste débarqué après ce trajet mouvementé, le chef de l’île nous fait un rapide briefing. Parmi les règles à respecter durant le séjour sur l’île : il est strictement interdit de prendre une des multiples noix de coco qui gisent au sol. En effet, les noix de coco constituent la deuxième source de revenu des Gunas après le tourisme.

Je découvre le bungalow sommaire où je vais passer la nuit. Très simple : un lit, un sol de planches. Les sanitaires sont situés un peu plus loin. Largement suffisant pour une nuit.

Une fois mes affaires déposés, je me lance dans un tour de l’île. Ce qui prend très exactement cinq minutes. Finalement je décide de me poser dans un hamac judicieusement placé entre deux cocotiers. En espérant ne pas être victime d’une chute de noix de coco !

ISLA DEL GATO

Le danger est écarté et je me repose tranquillement. Après un déjeuner de poisson frais, direction la première activité de la journée. On embarque à nouveau dans une lancha pour faire un petit tour sur les flots.

Une très courte navigation nous emmène à la Piscina, à quelques centaines de mètres de notre île. Une zone où le fond sableux n’est qu’à un mètre de la surface. Les récifs environnants protègent l’endroit de la houle de la haute mer. Le lieu parfait pour barboter sans danger dans une eau étonnamment froide.

La Piscina

Un bon moment dans l’eau, avant de remonter dans les bateaux pour rejoindre l’île voisine. Isla del Gato (l’ »île du Chat ») ou Misdub en langue guna. Là encore le programme est simple : détente et farniente jusqu’à la fin de l’après-midi dans ce petit paradis. Je suis donc scrupuleusement ce planning, jusqu’au moment de remonter dans la lancha et de repartir sur notre île.

Au-delà des plages impeccables de sable fin, une excursion aux San Blas est aussi l’occasion de rencontrer le peuple guna. Installés sur les îles et les côtes de la région depuis plusieurs siècles, ils défendent farouchement leur autonomie vis-à-vis de l’État panaméen.

Les molas sont le principal symbole des Gunas. Ces tissus sont l’élément le plus reconnaissable de la culture guna. En superposant et découpant les couches de tissus, les femmes parviennent à donner vie aux motifs traditionnels ou contemporains.

exemple de molas, MUMO, Panama City

Pour en découvrir plus sur les Gunas et leur mode de vie, vous pouvez visiter le MUMO – Museo de la Mola (gratuit), dans le Casco Viejo de Panama City.

FIN DE LA JOURNÉE

La journée touche à sa fin. Les visiteurs venus à la journée repartent déjà vers le continent, ne laissant qu’une poignée de touristes sur l’île. Je rejoins tranquillement mon cher hamac pour profiter du coucher du soleil sous les cocotiers.

Le soleil descend rapidement sous les tropiques, embrasant le ciel chargé de nuages. La température descend rapidement. C’est l’heure de rejoindre pour le dîner les autres touristes restés sur l’île.

Le lendemain matin, c’est l’heure de quitter ce petit coin de paradis. Le temps est gris et la mer encore plus agitée qu’à l’aller la veille. C’est trempé que j’arrive au débarcadère, mais plein de bons souvenirs de cette escapade.

départ d’Isla Yanis

J’ai adoré découvrir les îles San Blas, leur cadre enchanteur et leur ambiance détendue, loin de tout. Avant de partir, j’avais peur de l’ennui et de l’isolement sur ces îles au bout du monde mais finalement j’y serais sans problèmes resté plus longtemps. Malgré les conditions sommaires et les prix élevés, c’est un incontournable pour tout voyage au Panama !

COMMENT ORGANISER SON ESCAPADE AUX SAN BLAS ?

Toutes les agences et auberges de jeunesse de Panama City organisent des excursions aux San Blas. Les prix varient en fonction de la durée sur place et du niveau de confort, qui peut aller du dortoir ensablé au bungalow privé.

À titre indicatif je suis passé avec l’agence San Blas Dreams, qui propose tout un tas d’options différentes pour découvrir les îles, à la journée ou sur plusieurs jours.

Il faut compter un minimum de 150 $ pour une excursion de 2 jours / 1 nuit aux San Blas. Attention à bien vérifier si le prix comprend les 23 $ de taxe d’entrée dans la comarca autonome.

À noter aussi que certaines agences proposent le trajet en bateau du Panama à la Colombie, en passant par les San Blas. La route panaméricaine s’interrompant entre les deux pas, c’est le seul moyen de passer de l’Amérique centrale à l’Amérique du Sud sans prendre l’avion.

Il semble possible de découvrir les îles de manière un peu plus indépendante. Cependant, je n’ai pas plus d’informations à ce sujet.

Après une bonne nuit de sommeil, je retourne reposé à Panama City pour profiter des derniers jours de mon voyage avant de rentrer.

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