WADI RUM – le désert à dos de dromadaire

🇯🇴 JORDANIEvoyage réalisé en septembre 2016

Je quitte Pétra au petit matin pour sauter dans l’unique bus qui relie le Wadi Rum. Cette portion de désert tout au sud de la Jordanie est tout simplement exceptionnelle ! Entre sable orange vif, formations rocheuses énigmatiques et culture bédouine bien vivante, ces paysages grandioses sont incontournables.

C’est en excursion à dos de dromadaire, organisé par une agence bédouine, que je découvre le Wadi Rum. Une journée incroyable que je vous propose de découvrir !

LE MATIN

La journée commence par un bus très matinal depuis Pétra, direction le village de Rum. Les paysages traversés augurent déjà du meilleur.

À l’approche du village de Rum, la route traverse une voie ferrée. C’est une ancienne portion du chemin de fer du Hedjaz. Construit par les Allemands au tout début du XXe siècle, il reliait Damas à Médine et symbolisait l’entrée de la région dans la modernité.

chemin de fer du Hedjaz

Vers 9h, le bus arrive au village de Rum, porte d’entrée du désert. Rien de très intéressant à voir ici. La quasi-totalité des habitants du village sont des Bédouins sédentarisés, qui vivent essentiellement du tourisme.

village de Rum

Je fais la rencontre de mon guide bédouin, Hassan, et des dromadaires avec qui nous allons passer la journée. Dernières courses et derniers ajustements réglés et c’est parti pour une journée dans le désert.

Je m’habitue doucement aux mouvements de l’animal, à mesure que l’on s’enfonce dans le Wadi Rum. Le paysage autour est exceptionnel. Les masses rocheuses qui encadrent le wadi servent de repères dans cette immense étendue de sable d’une intense couleur ocre.

Hassan sur son dromadaire

Après une vingtaine de minutes de méharée, on arrive à notre premier arrêt de la journée : Lawrence Spring. Un des nombreux lieux endroits du désert nommés d’après Lawrence d’Arabie.

Thomas Edward Lawrence, ou Lawrence d’Arabie, est un officier britannique en poste au Moyen-Orient durant la Première guerre mondiale. Il convainc les troupes arabes de se rejoindre le camp des Britanniques en guerre contre les Ottomans. C’est le début de la Grande révolte arabe, avec le rêve d’unir tous les peuples arabes dans un même État.

Lawrence Spring

La source elle-même se trouve en haut d’un escarpement rocheux. Voilà qui offre le prétexte idéal pour grimper et profiter d’un panorama imprenable sur les environs.

vue sur le désert

En reprenant notre route, on profite d’une vue sur les « Sept piliers de la Sagesse« , le rocher massif qui domine le village de Rum et le début du wadi. Là encore, son nom fait référence à Lawrence d’Arabie, qui a intitulé ainsi son autobiographie.

On arrive au deuxième arrêt de la matinée : Red Dune. Un endroit qui n’a pas volé son nom : une petite dune de sable aussi rouge que le reste du paysage.

Je grimpe au sommet de la dune, difficilement avec le sable qui s’enfonce sous mes pieds. Là encore, la vue sur le paysage environnant est magnifique.

On se dirige ensuite droit vers les rochers pour rejoindre le Khazali Canyon. Cette fine ouverture entre les deux masses pierreuses abrite d’anciens pétroglyphes gravés il y a plusieurs siècles.

entrée du canyon
à l’intérieur du canyon

On descend de nos montures. Hassan m’attend à l’entrée pendant que je m’enfonce à pied dans le canyon, jusqu’à tomber sur les fameux pétroglyphes. Ces antiques dessins remonteraient à l’époque nabatéenne, la civilisation qui a bâti Pétra.

pétroglyphes

L’APRÈS-MIDI

La journée est bien avancée, c’est l’heure de déjeuner. On rejoint une grotte ombragée. D’autres touristes et leurs guides sont déjà là. Après le déjeuner, je m’amuse à mitrailler de photos nos chers dromadaires.

En repartant, Hassan me laisse les rênes de mon dromadaire, mais l’essai n’est pas très concluant. J’ai bien du mal à l’empêcher de grignoter les buissons desséchés qui parsèment le désert et je prends beaucoup de retard par rapport à Hassan. Mieux vaut lui redonner le contrôle.

dromadaire : 1 – Ari : 0

À mesure que l’on s’avance dans ce coin du désert, on distingue de plus en plus de camps touristiques. Le décor est toujours aussi splendide, évidemment !

On atteint le dernier arrêt de cette journée : El Qattar Spring. Encore une source à flanc de rochers, vitale dans cet environnement aride. La végétation relativement abondante à cet endroit en atteste.

Devant la grotte d’où sort l’eau, un âne attend. À l’intérieur, une vieille Bédouine est venue puiser de l’eau pour son troupeau. Croiser un touriste au milieu de nulle part semble la mettre d’excellente humeur. Je l’aide à tirer de l’eau du puits, pendant qu’on essaie de discuter malgré mon arabe limité. Je n’arrive qu’à comprendre qu’elle s’appelle Ra’a. Une rencontre inattendue et inoubliable en plein désert !

l’âne de Ra’a

Je redescends de la source et on se remet en selle pour dernière longue traversée. La lumière commence à descendre, soulignant les contrastes du paysage.

LA FIN DE LA JOURNÉE

On finit par arriver au camp vers 17h30. Hassan repart avec les dromadaires pendant que je découvre les lieux. Quelques tentes bédouines,

Le temps de déposer mes affaires et de m’installer , il est quasiment l’heure du coucher du soleil. Je me pose sur un rocher environnant pour contempler les roches rougeoyantes, qui concluent magnifiquement cette journée exceptionnelle.

Voilà une journée exceptionnelle qui se termine. Les paysages envoûtants du Wadi Rum qui défilent sous mes yeux du matin au soir resteront longtemps gravés dans ma tête. À ce jour, c’est le plus beau désert que j’ai pu voir.

Si c’était à refaire, je resterai sans hésiter plusieurs jours au Wadi Rum. En revanche je ne sais pas si j’opterai pour l’option à dos de dromadaire. La majorité des touristes découvrent le désert en Jeep. Le dromadaire permet de prendre le temps d’admirer les paysages, mais forcément on en voit moins. Surtout, une journée entière en selle peut être éprouvant, surtout avec le soleil qui tape dur. Enfin difficile d’éluder la question du bien-être de l’animal.

CÔTÉ PRATIQUE

🚌 Rejoindre le Wadi Rum

La compagnie publique JETT dessert quotidiennement le village de Rum depuis Amman, Pétra et Aqaba.

originehoraireprix
Amman07h3020 JD
Pétra17h0015 JD
Aqaba08h0015 JD
horaires et prix des bus vers le Wadi Rum – juillet 2025
destinationhoraireprix
Amman17h0020 JD
Pétra09h0015 JD
Aqaba19h0015 JD
horaires et prix des bus depuis le Wadi Rum – juillet 2025

En dehors de ces horaires, il faut préarranger un taxi pour rejoindre sa prochaine destination. À titre indicatif, j’ai payé 25 JD en 2016 pour rejoindre Aqaba.

🐪 Découvrir le Wadi Rum

Difficile d’échapper à une agence pour découvrir le Wadi Rum. Après quelques recherches, j’ai opté pour Bedouin Directions. Le feeling par mail passe bien, les itinéraires sont clairs et les possibilités d’aventures variées.

Une bonne nuit de sommeil au milieu du désert plus tard, c’est déjà l’heure de quitter le Wadi Rum. Retour en Jeep au village où m’attend un taxi arrangé avec l’agence pour m’emmener à Aqaba. Au bord de la mer Rouge, c’est l’occasion de faire mes premières bulles sous l’eau en découvrant la plongée sous-marine.

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