SOSSUVLEI – au cœur des dunes du Namib

🇳🇦 NAMIBIE – voyage réalisé en août 2026

Je laisse derrière moi le Kalahari pour rejoindre Sessriem, dernière oasis avant l’impitoyable Namib. C’est la porte d’entrée des deux sites les plus exceptionnels du pays : les dunes de Sossusvlei et les arbres pétrifiés du Deadvlei, au milieu du désert.

Le shuttle quitte le Kalahari en milieu de journée, pour quatre bonnes heures de route jusqu’à Sessriem. Après une heure de route, on atteint Maltahöhe, la première et seule « ville » du trajet.

Maltahöhe, une ville très animée …

Une fois la ville dépassée, le paysage devient encore plus aride et la belle route goudronnée laisse place à une interminable piste de graviers. Après de longues heures de caillasse, les reliefs du Naukluft se dessinent et, surtout, les premières dunes du Namib font leur apparition au loin.

On atteint finalement Sessriem. Pas vraiment une ville ni même un village, juste un rassemblement d’hébergements pour les nombreux visiteurs qui viennent en excursion à Sossusvlei.

De mon côté, je découvre mon emplacement de camping au Sossus Oasis Campsite. Plutôt confortable avec un vrai bloc sanitaire individuel fermé, une vue exceptionnelle sur les environs et même un rooftop privé !

Le camp maintient aussi ouvert le seul magasin des environs, étonnamment bien achalandé. Très pratique pour se ravitailler et retrouver quelques produits frais.

De mon côté, je m’occupe surtout de finaliser le programme des prochains jours avec le centre d’activités du Sossusvlei Lodge voisin. J’arrange les deux excursions auxquelles je vais prendre part dans et autour du désert.

Le lodge en lui-même a l’air bien confortable pour y séjourner, à condition d’y mettre le prix ! En revanche, la tour qui le domine est accessible librement, pour profiter d’une vue sympathique sur les environs désertiques.

C’est l’heure d’aller dormir, demain une grosse journée m’attend. Je profite d’un premier coucher du soleil sur ce paysage grandiose avant de regagner ma tente. Les dunes du Namib rougeoient intensément, j’ai hâte d’y être pour de bon !

Le lendemain à l’aube, c’est enfin l’heure d’aller rencontrer le désert ! Peu avant le lever du soleil, je rejoins le Sossusvlei Lodge où je rencontre Saki, le guide, ainsi que le groupe d’Italiens avec qui je vais passer cette journée d’excursion. On monte dans le 4×4 et c’est parti.

Dès 6h30 du matin, une file de voitures se forme devant les portes du parc national Namib-Naukluft. Mon premier embouteillage namibien ! Heureusement on est tout proches de l’entrée, il ne faut donc pas bien longtemps avant qu’on puisse pénétrer à l’intérieur.

Après quelques kilomètres, Saki marque un rapide arrêt pour nous expliquer la formation du Namib, le plus ancien désert de notre planète. Le coupable ? C’est le courant de Benguela, qui remonte les eaux glaciales de l’Antarctique le long de la côte atlantique du sud de l’Afrique. Trop froides, les eaux ne peuvent s’évaporer et donc arroser les terres, d’où le désert.

De l’entrée du parc national à Sossusvlei il faut compter soixante kilomètres, soit une petite heure de route asphaltée. Le tout dans un froid quasi-polaire ! La route est bordée de dunes. Parmi elles, on passe devant la Dune 45, une des plus photogéniques du Namib. Le long du trajet, je guette d’éventuels oryx qui passeraient le long de la route, mais sans succès !

la dune 45

Au bout d’une heure de route magnifique, l’asphalte laisse place à une piste de sable pour les derniers kilomètres. L’occasion d’une session d’ »African massage« , histoire de bien se réveiller ! Ça y est, nous sommes au milieu des dunes.

On arrive finalement au niveau de ce fameux Sossusvlei, la cuvette où vient mourir la rivière Tsauchab, au beau milieu du désert. Le paysage est splendide, entre les reflets dans l’eau de la végétation et la dune Big Mama qui domine l’ensemble.

Il est rare que la rivière parvienne à s’écouler jusqu’ici, j’ai donc eu de la chance ! Techniquement, « Sossusvlei » désigne cette seule cuvette, mais le nom est couramment utilisé pour désigner l’ensemble du secteur, qui comprend notamment Deadvlei et les grandes dunes alentour.

Après un petit-déjeuner convivial avec le groupe au milieu des dunes, c’est l’heure d’aller découvrir l’autre paysage iconique du coin : le Deadvlei. Plutôt que de descendre directement dans le vlei, Saki nous propose de crapahuter le long de la dune Half Daddy qui le surplombe, avant d’y descendre.

La progression dans le sable instable est tout sauf facile ! Heureusement, la prise de hauteur sur le désert et le Deadvlei en contrebas compense largement cette marche d’autant plus difficile que le soleil tape violemment à cette heure.

Je suis littéralement subjugué par le panorama exceptionnel sur la mer de dunes qui s’offre à moi depuis la crête de Half Daddy. À perte de vue, on ne voit que le désert. Étant particulièrement sensible aux paysages arides, c’est sans aucun doute mon point d’orgue de ce voyage en Namibie.

Cela fait près de 45 minutes que je marche sur la dune, il est temps de redescendre vers le Deadvlei. La descente est facile mais la pente est assez vertigineuse donc j’y vais prudemment.

Me voilà enfin dans le Deadvlei ! C’est sûrement l’image la plus connue de la Namibie, et à raison ! Le paysage, saisissant, mérite largement sa réputation. Entre les jeux de couleurs et les branches desséchées des arbres, semblables à des mains décharnées implorant désespérément le ciel pour quelques gouttes d’eau, le spectacle est tout simplement irréel. Le tout surmonté par l’impressionnante dune Big Daddy, qui le domine de près de 300 mètres.

Autrefois, l’eau de la rivière parvenait jusqu’ici, ce qui a permis aux acacias de pousser. Mais le mouvement des dunes a fini par bloquer son écoulement. Privés d’eau, les arbres sont morts de soif et, en l’absence d’humidité, ils n’ont pas pu se décomposer. Leurs troncs sont ainsi restés figés depuis des siècles.

J’aurais pu rester la journée entière pour profiter de ce paysage, malheureusement il est l’heure de repartir ! On reprend la route vers l’entrée du parc, tandis que je dévore des yeux les dernières miettes de ce paysage grandiose.

Dernière arrêt de cette journée riche en découvertes : le Sessriem Canyon. Creusé par la même rivière Tsauchab que j’ai rencontrée à Sossusvlei, il se situe au niveau de l’entrée du parc.

le haut du canyon et les dunes du Namib

Difficile de ne pas penser au Roi Lion en descendant dans cette gorge aride. On jurerait que c’est là que Scar a trahi Mufasa son frère et l’a poussé vers une mort certaine sous les sabots des gnous ! Traumatisme d’enfance non résolu mais je m’égare…

On se balade rapidement dans le canyon, en écoutant au loin le grondement menaçant d’une troupe de babouins. Heureusement, ils ne se montreront pas ! Seule une petite partie du canyon est accessible, on ne tarde donc pas à remonter.

Après cette journée intense et riche en souvenirs exceptionnels, le lendemain sera bien plus reposant, entre détente au camp et lecture. En fin de journée, je me joins à une dernière activité avant de quitter Sossusvlei. Je retrouve Saki, et d’autres Italiens, pour une game drive au sein des 40 000 hectares de réserve du lodge.

La balade n’offre pas beaucoup d’animaux. On apercevra néanmoins un springbok puis un chacal.

springbok solitaire

Entre ces deux rencontres je m’imprègne de ces paysages granitiques spectaculaires, en bordure du désert et rendus encore plus beaux par la douce lumière de la fin de la journée.

Peu avant que le crépuscule , on s’arrête sur un kopje pour un apéro sympathique face au soleil couchant. Un dernier panorama magnifique avant de quitter Sossusvlei et de reprendre la route demain !

C’est la fin de ces quelques jours à Sossusvlei. J’ai eu la chance d’admirer différents déserts sur plusieurs continents au fil de mes voyages, mais je dois bien reconnaître les paysages du Namib les ont tous battus à plate couture !

🚌 Rejoindre Sossuvlei

Compter 4-5h de route de / vers le Kalahari, Swakopmund ou Windhoek. Toutes ces destinations sont accessibles en shuttle direct.

🏞️ Excursions

Sans voiture louée, je suis dépendant des tours organisés et de leurs horaires pour découvrir Sossusvlei. D’où une petite frustration de ne pas avoir pu profiter à mon rythme des lieux, mais largement compensée par la beauté de ce que j’ai déjà pu voir.

⛺ Où dormir ?

Sossus Oasis Camp

Après deux étapes en mode camping et en pleine nature, où j’en ai pris plein la vue, il est temps de retrouver un peu de confort urbain. Je pars pour Swakopmund, sur la côte atlantique, pour quelques jours de repos, tout en continuant à découvrir les paysages désertiques et la faune fascinante de Namibie.

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