LES ÎLES LOFOTEN – sous la lumière du cercle polaire

Destination phare du nord de la Norvège, les îles Lofoten sont absolument magnifiques. En cette période hivernale, la conjugaison de la mer, des montagnes enneigées, des cabanes rouges des pêcheurs et des lumières hivernales splendides forme un environnement absolument sublime et un terrain de jeu exceptionnel pour les photographes.

BODØ, ESCALE AVANT LES ÎLES

Pour accéder aux îles Lofoten, je prends d’abord un vol depuis Oslo pour Bodø, au nord du cercle polaire arctique, puis un ferry de Bodø à Moskenes. Entre les deux, une rapide escale dans cette ville.

En décollant d’Oslo, le temps est couvert sur la quasi-totalité du trajet mais, peu avant l’arrivée, les nuages disparaissent et révèlent un paysage magnifiques d’îles montagneuses enneigées, baignant dans une douce lumière arctique. Un des plus beaux atterrissages que j’ai pu faire.

bien arrivé au-dessus du cercle polaire

La ville en elle-même n’est pas passionnante mais en cette belle journée, elle est agréable à découvrir. D’autant plus que, à cette période et sous ces latitudes, le soleil semble passer toute la journée à se lever, offrant des lumières magnifiques.

Bodø est aussi une base pratique pour s’approvisionner avant de partir sur les îles : plus de choix et (relativement) moins cher. Relativement car on reste en Norvège quand même et tout semble coûter un bras.

Après m’être baladé un peu au bord de l’eau, je termine la journée dans un café avant d’aller attendre mon ferry pour arriver enfin aux Lofoten. 3h de trajet plus tard, je débarque enfin.

REINE

Pour ces quelques jours sur les îles Lofoten, je me base d’abord dans le village de Reine, sur l’île de Moskenes, la plus méridionale des Lofoten. En cette première journée, le temps est de la partie : bien que couvert, il offre régulièrement de magnifiques éclaircies d’une aube ou d’un crépuscule qui n’en finit pas.

Je commence par explorer le village de Reine, alors que le soleil n’est pas encore levé. Les rorbu, ces cabanes de pêcheurs rouge vif transformées en hébergement pour touristes, les montagnes enneigées et les séchoirs à morue vides en cette saison semblent dessiner un pur cliché norvégien.

HAMNØY

Après une marche censée durer une heure et qui en aura fini par en durer trois, arrêts photos tous les 50 mètres oblige, j’arrive au niveau du village suivant le long de la route qui traverse les Lofoten : Hamnøy.

Il n’est pas loin de 14h, le temps commence à se gâter et, cercle polaire oblige, le soleil va bientôt se coucher. Je rebrousse donc chemin vers Reine. Même si cette première journée a été relativement courte, j’en ai pris plein les yeux et l’appareil quant à lui en pris plein le capteur.

Å, LE VILLAGE TOUT AU BOUT DE L’ARCHIPEL

Pour mon deuxième jour aux îles Lofoten, je décide d’aller visiter le village de Å. Mis à part son nom exceptionnellement court (à prononcer à mi-chemin entre le « a » et le « o » du français), ce village a aussi la particularité d’être situé tout à l’extrémité de la route qui traverse l’archipel.

Le temps s’est réchauffé de quelques degrés ce matin mais le soleil n’a pas daigné pointer le bout de son nez. Des périodes au sec alternent avec une bruine plus ou moins intense ; ce qui n’empêche pas de sortir profiter du cadre incroyable qu’offrent ces îles.

Å bah c’est beau quand même !

Un court trajet en bus depuis Reine me mène jusqu’à Å. Entre le ciel méchamment gris et les montagnes qui ont perdu une grande partie de leur couverture blanche, l’aspect désolé de l’endroit n’en est que renforcé. C’est peut-être pour ça d’ailleurs que les pêcheurs norvégiens ont choisi de peindre leurs rorbu d’un rouge éclatant, pour apporter une touche de couleur et de contraste au paysage même quand le climat n’est pas de la partie.

SVOLVÆR, CAPITALE DES LOFOTEN

Le troisième jour, je quitte Reine pour Svolvær, la « capitale » des Lofoten. Enfin plutôt la seule ville de l’archipel, située à 3h de bus. Non sans avoir profité le matin d’une dernière balade dans ce village au décor splendide, balade qui se terminera sous une averse de grêle ! Décidément, la météo sur les Lofoten révèle chaque jour des surprises.

Même l’hiver, les agences de Svolvær proposent tout un tas d’activités : balades en raquettes, observation des oiseaux ou des aurores boréales, etc. Pour observer le paysage arctique des Lofoten sous un autre angle, j’ai choisi une balade en kayak sur les eaux tranquilles du fjord. Coup de chance : malgré un ciel au départ menaçant, le soleil finira par percer les nuages, marquant sa première réapparition au-dessus de la ville depuis la fin de la nuit polaire.

CÔTÉ PRATIQUE

Venir aux îles Lofoten

Deux aéroports desservent directement les Lofoten depuis Oslo : Leknes et Svolvær (uniquement en saison). Sinon Bodø est une arrivée bien pratique pour rejoindre le sud de l’archipel, après quelques heures de ferry.

Un autre moyen purement norvégien de rejoindre ou quitter les îles, c’est l’express côtier Hurtigruten. Cette compagnie dessert toute la côte norvégienne depuis Bergen au sud jusqu’à Kirkenes, à la frontière russe. Aujourd’hui, elle est principalement empruntée en tant que croisière d’un bout à l’autre de la Norvège mais il est aussi possible de l’emprunter d’un port à un autre. Vu la géographie de la côte norvégienne, ça évite de longues heures de trajet et de détours en bus.

à quai à Svolvær

Pour me rendre à Tromsø, j’embarque donc pour 16h de navigation à bord du MS Trollfjord. N’ayant pas réservé de cabine, j’explore un peu les différents ponts du bateau avant de me trouver un coin tranquille pour passer la nuit dans l’un des salons pour passagers.

Se déplacer aux Lofoten

La plupart des touristes louent une voiture, pour pouvoir découvrir l’archipel en toute liberté. Les transports publics sont effectivement contraignants mais permettent quand même de profiter de ce que les Lofoten ont à offrir, y compris en hiver. À condition de s’organiser au préalable et de connaître les horaires, les bus étant peu nombreux.

Où manger ?

On trouve des supermarchés à Reine et bien sûr à Svolvær mais, insularité oblige, les prix sont encore plus élevés que dans le reste de la Norvège (qui n’est déjà pas réputée pour être bon marché). Faire ses courses à Bodø permet donc d’économiser quelques kroner. Certains produits dans les supermarchés norvégiens sont assez déroutants : viande de baleine, de renne ou kaviar : une pâte d’œufs de morue, dont les Norvégiens raffolent pour le petit-déjeuner. Pas si mauvais étonamment.

« vous préférez du saucisson de baleine ou d’élan pour votre sandwich ? »

Ces quelques jours aux îles Lofoten auront été exceptionnels. Les paysages norvégiens tiennent toutes leurs promesses, la météo réputée capricieuse aussi. Je poursuis mon voyage hivernal dans le nord du pays en me rendant à Tromsø, la « capitale de l’Arctique », en espérant y observer les magnifiques aurores boréales.

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