LA SERENA – à la rencontre du Pacifique

🇨🇱 CHILIvoyage réalisé en janvier 2024

Après San Pedro de Atacama, il est temps pour moi de prendre la direction du sud, le long des milliers de kilomètres de côte pacifique sur lesquels s’étend le Chili. Une nuit de bus et j’arrive à La Serena, une ville assez importante, à défaut d’être très intéressante.

Je suis resté deux jours à La Serena, ce qui est largement suffisant. Le temps d’explorer rapidement son centre faussement colonial et de partir observer la faune du Pacifique à Punta de Choros. Sans oublier deux visites inattendues qui me transportent presque au Maroc ou au Japon…

LA SERENA

Tout juste arrivé, je commence par me balader en centre-ville. L’été bat son plein, les touristes sont nombreux dans cette station balnéaire populaire. Quelques bâtiments un peu anciens mais de quoi s’extasier non plus.

Seule vraie curiosité de la ville : le jardin japonais. Très populaire, il offre un moment de détente appréciable.

COQUIMBO

En retournant dans le hall de mon AJ à La Serena, je tombe sur une carte postale qui m’intrigue. Un minaret carré, décoré de zelliges… Mais en m’approchant je constate que cette carte postale ne vient pas du tout du Maroc comme je le croyais mais de la ville voisine de Coquimbo, juste de l’autre côté de la baie. Voilà qui est suffisamment incongru pour aller y faire un tour.

Un rapide trajet en bus m’amène à Coquimbo et je trouve rapidement la mosquée, perchée sur une colline. Il s’avère qu’il s’agit officiellement du centre culturel Mohammed VI pour le dialogue des civilisations, offert par le royaume du Maroc à la ville de Coquimbo.

À Fès et Marrakech, j’avais été bien frustré de ne pas pouvoir visiter les mosquées du pays. Et voilà que j’explore librement une mosquée marocaine située à l’autre bout du monde !

En plus d’une mosquée, l’endroit abrite aussi une bibliothèque et un centre culturel marocain. Voilà qui me rappelle de bons souvenirs. Je profite aussi de la vue sur la ville en contrebas. Sur une colline voisine est dressée une immense croix de béton, qui semble justement dialoguer avec le minaret de la mosquée.

Je retourne à La Serena, plutôt content de cette découverte.

PUNTA DE CHOROS

Le lendemain, je me rends au village de Punta de Choros, le long des côtes désolées du Pacifique. C’est d’ici qu’embarquent les excursions en bateau dans la réserve voisine (Reserva Nacional Pingüino de Humboldt).

Après deux heures de trajet depuis La Serena, le bus atteint Punta de Choros. La grisaille, l’isolement du village, l’ambiance défraîchie… Tout ça n’est pas très engageant en arrivant.Je règle mon ticket au guichet situé juste à la descente du bus. Puis direction le quai pour embarquer avec une quinzaine d’autres touristes.

ça fait rêver non ?
la faune locale
retour de pêche

Juste après avoir quitté le port, la guide nous informe que nous n’allons probablement pas pouvoir observer grand chose. Une épidémie de grippe aviaire a ravagé l’année dernière la réserve et ses les colonies de manchots. Seuls quelques individus sont toujours présents. La journée s’annonce mal…

Deux îles sont incluses dans la réserve : Isla de Choros et Isla Damas. C’est autour de la première et de ses roches désolées. que l’on commence notre recherche.

la « gueule du monstre » d’Isla de Choros

L’île est composée de falaises noires, dessinant d’étonnantes formations. Des otaries à crinières y dorment. Je me demande comment ces animaux si patauds sur la terre ferme ont réussi à grimper jusque là. Plusieurs bébés aussi, qui d’ailleurs ne s’appellent pas des « otarions » mais des chiots tout simplement.

On observe aussi plusieurs espèces d’oiseaux marins tels des fous, cormorans, pélicans et autres goélands.

mâle otarie endormi
fou

Finalement on aperçoit nos premiers manchots de Humboldt (et non pas des pingouins). Un couple qui semble bien solitaire, alors que ces animaux vivent normalement en immenses colonies.

À défaut de faune marine abondante, un animal rarement observé de nos jours pointe le bout de ses écailles : un authentique T-Rex venu s’abreuver. Et si vous ne me croyez pas, j’ai la preuve en photo ! D’autant plus que ce n’est même pas le premier T-Rex de mon voyage…

le T-Rex en question

Ensuite on se dirige vers Isla Damas, où l’on nous laisse une heure pour l’explorer. L’île est toute petite et on fait vite le tour des quelques sentiers autorisés. Beaucoup de touristes, sous la surveillance aiguë des rangers de la CONAF.

Cette île sablonneuse est assez différente de sa voisine. Un sentier permet de gravir son petit sommet rocheux.

C’est l’heure de retourner à Punta de Choros pour déguster un bon poisson grillé avant de reprendre le bus vers La Serena. Voilà qui n’était clairement pas l’étape la plus palpitante de ce voyage. C’est un arrêt pratique si on descend le Chili par la route plutôt que par avion mais qui ne mérite probablement pas un détour en lui-même.

CÔTÉ PRATIQUE

🚌 Rejoindre La Serena

Depuis le nord, La Serena se situe à une longue nuit de bus de San Pedro de Atacama. Vers le sud, Valparaíso ou Santiago ne sont qu’à une demi-journée de trajet, ce qui est plutôt court pour le Chili ! La gare routière est excentrée.

Pour les destinations proches comme Coquimbo ou Vicuña, le mieux est d’opter pour les taxis partagés, qui partent du centre-ville dès qu’ils sont pleins. Demandez aux habitants de vous indiquer d’où partent ceux pour votre destination.

🚌 Rejoindre Punta de Choros

Un bus quotidien fait l’aller-retour de La Serena à Punta de Choros. Départ à 09h00 du centre-ville et il quitte le village au retour à 15h30. Mieux vaut appeler ou envoyer un message pour se faire confirmer les horaires et réserver une place, il est souvent plein en saison. +56 9 8970 3499

🛏️ Où dormir ?

Pas beaucoup d’options d’AJ à La Serena. J’étais à l’Aji Verde Hostel, plutôt correct mais basique.

🍴 Où manger ?

Découvert par hasard dans le centre de La Serena, le restaurant Quai Thai offre une cuisine asiatique délicieuse et abordable, le tout dans un joli patio.

Heureusement ma prochaine étape, Vicuña et la vallée d’Elqui est toute proche et promet un changement total d’ambiance.

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