
🇨🇱 CHILI – voyage réalisé en janvier 2024

Après une étape un peu décevante à La Serena, je m’enfonce à nouveau à l’intérieur des Andes, vers la vallée de l’Elqui. Située à peine à une heure de route, elle est réputée pour ces paysages, son climat clément, ses villages typiques comme Vicuña et ses vignes à perte de vue.
Je ne suis resté qu’une journée à Vicuña mais si on a du temps, la vallée mérite bien d’y rester un peu plus longtemps.
DANS CET ARTICLE
VICUÑA
Quitter la grisaille de La Serena et découvrir le village principal de la vallée, Vicuña, sous un intense soleil estival est bien agréable.


Mis à part un petit musée consacrée à la poétesse nationale Gabriela Mistral, née ici, il n’y a pas grand chose à visiter en soi à Vicuña. Parmi les activités proposées, il y a l’observation des étoiles, les ciels étant ici aussi clairs que dans l’Atacama ; mais aussi la visite d’une fabrique de pisco, l’eau-de-vie de raisin érigée au rang de boisson nationale.
LE PISCO
Un rapide trajet en taxi m’emmène devant la pisqueria ABA, ouverte aux visiteurs. Toutes les demi-heures, on peut participer à une visite guidée pour tout apprendre sur le pisco et sa confection.

La visite est totalement gratuite et inclut même à la fin une dégustation de cinq variétés de pisco différentes, toutes produites sur place. Un vrai bon plan !

Il reste encore quelques semaines avant les premières vendanges, tout est plutôt calme voire même endormi. Coup de chance, je suis solo pour la visite guidée. Les machines utilisées ont parfois près d’un siècle.
🔎 ZOOM SUR – le pisco
Relativement peu connu chez nous, le pisco est l’alcool national au Chili et au Pérou, chacun s’en disputant l’origine.
Cinq variétés différentes de raisins permettent de produire du pisco. Le climat chaud et sec de cette région est idéal pour eux. D’ailleurs, pour prétendre à cette appellation, le pisco (chilien) ne peut venir que des régions d’Atacama ou de Coquimbo.

Un pisco titre entre 30° et 50° d’alcool et le raisin doit subir une double distillation. Saisons inversées oblige, les vendanges ont lieu ici entre mars et mai.
Les Chiliens apprécient le pisco pur ou en cocktail, le plus consommé étant le pisco sour. Du pisco, du jus de citron vert, du sirop de sucre, une pointe de blanc d’œuf (oui ça surprend) et le tour est joué !
Le tour est terminé, il est temps de passer à la dégustation. Classiques, aromatisées ou premium, le pisco se décline en diverses saveurs que j’essaie d’apprécier. Évidemment on peut acheter

La visite terminée, je repars à pied vers Vicuña. Le chemin de retour, entre les vignes et les villages, est bien agréable mais le pisco commence à me monter à la tête !

Même si il n’y a pas énormément à faire, j’ai beaucoup apprécié cette escapade à Vicuña, où j’ai pu découvrir encore une facette différente du Chili.
CÔTÉ PRATIQUE
🚌 Rejoindre Vicuña
Le trajet entre La Serena et Vicuña prend moins d’une heure en taxi partagé, un peu plus longtemps en bus. Mis à part si on a une correspondance à la gare routière, mieux vaut opter pour le taxi, qui part du centre.
Il y a aussi quelques bus par jours qui rejoignent directement Santiago, mais mieux vaut vérifier par avance sur Internet.
🛏️ Où dormir ?
Hostal Donde Rita, super guesthouse très abordable.
🍴 Où manger ?
Antawara
Sûrement le meilleur restaurant de Vicuña, pour un repas mémorable jouant avec les saveurs et les produits locaux.
La Bilbaina
Sur la place principale, voilà le meilleur glacier de Vicuña. À ne surtout pas manquer : les parfums copao et chañar, deux fruits endémiques du désert chilien.
Je redescends ensuite vers La Serena pour attraper un bus vers ma prochaine étape : Valparaíso. La route le long de la côte pacifique au soleil couchant est absolument magnifique !




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