
🇦🇷 ARGENTINE – voyage réalisé en février 2024

Après une longue journée de bus depuis Punta Arenas et un dernier passage de frontière entre le Chili et l’Argentine, j’arrive enfin à Ushuaïa. La ville la plus au sud des Amériques a presque un parfum mythique pour les voyageurs.
Deux ou troisjours suffisent largement à découvrir Ushuaïa et le parc national Tierra del Fuego voisin, à l’ambiance de bout du monde.
DANS CET ARTICLE
LA VILLE D’USHUAÏA
Tout juste débarqué du bus, je pars me balader le long du front de mer. La ville semble encerclée par les pics montagneux qui se dressent autour.


Sur le port s’alignent les bateaux de croisière, amarrés en attendant leur prochain départ vers l’Antarctique. Ushuaïa est en effet le principal point de départ de cette forme de tourisme au cours des quelques mois d’été austral. Comme quoi même au bout du monde, il est toujours possible d’aller encore plus loin…

🔎 ZOOM SUR – 🇫🇰 les îles Malouines
Difficile de rater les multiples affichages parlant des îles Malouines (islas Malvinas) quand on voyage en Argentine. Ce petit archipel perdu au milieu de l’Atlantique sud est en effet une vraie cause nationale.

Ces îles, qui comptent plus de moutons que d’habitants, sont un territoire britannique, ce que conteste formellement l’Argentine qui y voit une occupation illégale.
En 1982, la dictature militaire argentine lance une opération militaire pour les reprendre. L’échec est cuisant, au point d’entraîner la chute définitive de la junte.
Lors du dernier référendum organisé en 2013, 99,8 % des habitants ont voté pour rester sous souveraineté britannique. Cependant, les Argentins ne désespèrent pas de récupérer un jour l’archipel.

Je suis moins convaincu par le centre d’Ushuaïa et son alignement de boutiques touristiques le long de l’avenida San Martín, la rue principale. Pas de grand intérêt ici.

L’ensemble de la ville et des boutiques semblent entretenir un rapport particulier avec les pingouins manchots. Toutes les agences proposent d’ailleurs des croisières pour observer les manchots de Humboldt sur les îles environnantes. De mon côté, j’ai déjà eu ma dose de ces sympathiques oiseaux à La Serena et à Punta Arenas…


il peut y avoir de la glace dans les rues
marchez comme des pingouins »
Principal lieu à visiter à Ushuaïa : son ancien bagne, où les détenus gênants étaient envoyés au bout du monde pour y être oubliés. Aujourd’hui l’ensemble abrite le Museo Marítimo y del Presidio de Ushuaia.

Dans les couloirs restaurés de l’ancien bagne, on découvre l’histoire de la ville et de la Terre de Feu sous différents angles. Sympathique même si l’exposition fait un peu vieillotte.


Parmi les sujets abordés, la vie des Selk’nam qui habitaient la Terre de Feu avant l’arrivée des colons européens, l’histoire du bagne en lui-même ou encore les expéditions menées vers le pôle Sud, notamment par le navire FRAM avec qui j’avais déjà fait connaissance à Oslo.
LE PARC NATIONAL TIERRA DEL FUEGO
Pour une dernière dose de nature et d’air frais avant de quitter l’extrême-sud du continent américain, je me dirige vers le parc national Tierra del Fuego. Tout proche de la ville, il offre des randonnées plutôt facile dans ses paysages austères.
🚌 Rejoindre le parc
Plusieurs compagnies de bus se partagent les itinéraires du centre-ville vers le parc, mais tous les bus partent du même arrêt, près du port, et desservent différents arrêts dans le parc, en moins d’une heure.
Idem au retour, mais attention à bien vérifier les horaires de sa compagnie empruntée à l’aller, au risque de se retrouver coincé.
Tous les bus s’arrêtent à l’entrée du parc où on doit descendre pour régler le droit d’entrée ; qui varie très régulièrement avec l’inflation qui frappe l’Argentine donc impossible de donner un prix fiable.
Autre option pour rallier le parc : le « Train du bout du monde » (Tren del fin del Mundo), qui traverse une partie du parc sur huit petits kilomètres. Je n’ai pas testé mais tous les bus marquent l’arrêt à la gare pour embarquer sur ce trajet.

Je débute ma visite à Bahía Lapataia, teminus des bus mais aussi de la route nationale 3, qui traverse toute l’Argentine sur plus de 3 000 kilomètres depuis Buenos Aires. Sacré périple !

De là, un sentier rapide sur des passerelles conduit vers un point de vue plutôt sympathique : le mirador Lapataia. Des chevaux sauvages traînent parfois dans ce secteur.

Je me dirige ensuite vers le centre des visiteurs, suivant un sentier agréable qui longe les innombrables rivières et lacs du parc. Encore un bon bol d’air frais !


Finalement, j’arrive au fameu centre des visiteurs, très bien équipé. On peut y manger un morceau, visiter un petit musée sur la Terre de Feu ou tout simplement se reposer entre deux randonnées.

Pour profiter encore un peu des paysages du parc avant de repartir vers Ushuaïa, je suis brièvement le sentier qui longe le Lago Roca, qui se poursuit sur une douzaine de kilomètres jusqu’à la borne marquant la frontière avec le Chili.

La randonnée avait l’air sympathique mais, ayant déjà largement eu la chance d’explorer ce pays et le temps étant de plus en plus menaçant, je préfère arrêter là mon exploration du parc et reprendre le bus vers Ushuaïa.
Il faut bien avouer qu’Ushuaïa n’était pas l’étape la plus trépidante de mon voyage. Mis à part le symbole d’être arrivé « au bout du monde », la ville n’a pas énormément d’intérêt et les paysages ont bien du mal à rivaliser avec le reste de la Patagonie, qui avait de toute façon placé la barre très haut.
CÔTÉ PRATIQUE
🚌 Rejoindre Ushuaïa
En bus, le bout du monde se mérite ! Il faut compter près de 10 heures de trajet depuis Punta Arenas pour arriver à Ushuaïa, en comptant la traversée de la frontière. Je suis parti avec la compagnie Tecni-Austral, qui a un bureau en plein centre. Départs trois jours par semaine, mieu vaut se renseigner avant.
Sinon, l’aéroport Ushuaïa – Islas Malvinas relie la ville au reste de l’Argentine. El Calafate, Cordóba et les deux aéroports de Buenos Aires sont desservies quotidiennement.

🛏️ Où dormir ?
Parmi les nombreuses AJ pour backpackers que compte la ville, j’ai choisi l’Antarctica Hostel. Le staff est très agréable et les dortoirs sont corrects.

C’est l’heure pour moi de dire au revoir aux latitudes australes et aux vents déchaînés de Patagonie. Quelques heures de vol plein nord et j’atterris dans la capitale argentine Buenos Aires, ensoleillée, trépidante et colorée.




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