
🇮🇷 IRAN – voyage réalisé en juin 2019
کاشان

Kashan est une ville-oasis, bâtie aux portes du désert du Dasht-e Kavir, qui recouvre une partie de l’est de l’Iran. La ville est surtout une vraie pépite architecturale authentique à découvrir !
Après les étapes précédentes relativement hors des sentiers battus, ces trois jours marquent mon retour progressif sur la route touristique principale qui traverse le centre de l’Iran.
DANS CET ARTICLE
KASHAN
کاشان
Tout juste arrivé en ville, je me dirige vers la mosquée Agha Bozorg, à deux pas de mon hôtel. Cette mosquée historique, avec son large iwan et son dôme de briques, est emblématique de la ville.

Je profite d’une fin de soirée paisible dans la cour de la mosquée. La lumière dorée joue avec les briques de l’édifice. Un des moments les plus relaxants de ce voyage en Iran.


Kashan est également célèbre pour son magnifique bazar. L’un des plus beaux du pays, qui évoque sans mal l’époque faste de la route de la soie.



Dissimulé au cœur du dédales d’allées se cache le timcheh. Cet ancien caravansérail est magnifiquement décoré avec ses trois puits de lumières ornés de muqarnas ou « nids d’abeille ». C’est sûrement un des spots les plus photogéniques de la ville, à ne pas manquer !



Le vendredi, le bazar est entièrement vide, tous les commerces sont fermés. Sacré contraste avec l’animation quasi permanente des jours précédents !


Tout autour du bazar s’étend la vieille ville. Les maisons en adobe sont généralement creusées dans le sol et surmontées de badgirs. Une adaptation totale au climat étouffant du désert.


Derrière les murs austères se cachent quelques pépites architecturales de l’époque faste de la ville, au carrefour des routes de la soie. Trois « maisons historiques » de grandes familles de marchands, datant du XIXe siècle, accueillent les visiteurs.



Chacune de ces trois maisons raffinées a son propre style et son propre caractère., Je vous invite chaudement à prendre le temps de les découvrir si vous avez la chance de visiter Kashan. Mis à part les maisons, on peut aussi visiter un ancien bain public, le hammâm Sultan Mir Ahmad.




La visite se termine sur le toit du bâtiment. Avec vue sur les toits, les dômes et les badgirs de la vieille ville évidemment !

Dernier bâtiment notable du centre de Kashan : l’emâmzâdeh Ebrâhim. Pour le coup il s’agit davantage d’un lieu de culte qu’un site touristique. Ce qui n’empêche pas d’y jeter un œil discrètement.

Cette visite de Kashan aura été un vrai coup de cœur. Même si elle n’a pas le côté spectaculaire d’Ispahan ou de Chiraz, elle offre un concentré exceptionnel d’architecture persane traditionnelle.

SUR LA ROUTE D’ISPAHAN
در راه اصفهان
Bâgh-e Fin
باغ فین
Pour quitter Kashan et rejoindre Ispahan, je trouve un chauffeur pour parcourir les quelques 200 kilomètres qui les séparent. Au passage, on s’arrête aux différents points d’intérêts sur le trajet. Notre première étape se fait juste à la sortie de la ville : le jardin Bâgh-e Fin.

C’est l’archétype du jardin persan tel que distingué par l’UNESCO. Il est généralement carré avec un pavillon central et quatre cours d’eau qui en partent, évoquant les fleuves du paradis. Le mot « paradis » est d’ailleurs d’origine persane !


Le Bâgh-e Fin date de l’ère safavide au XVIe siècle, un âge d’or de l’Iran. Son histoire ne s’arrête pas là. Il est également connu auprès des Iraniens pour avoir été le théâtre en 1852 de l’assassinat du premier ministre Amir Kabir, sur ordre du shah Nassereddine.
Après la visite apaisante du jardin, on reprend la route. En quittant l’autoroute, on se retrouve à longer un complexe ultra-sécurisé et bardé de drapeaux iraniens. Il s’agit de l’un des endroits les plus sensibles du pays : le site d’enrichissement d’uranium de Natanz. Le lieu qui régulièrement à la Une des infos dès qu’on parle de l’Iran et de son programme nucléaire. Mon conducteur semble assez indifférent et on continue notre route comme si de rien n’était. Évidemment je n’ai pas pris de photo !
Âbyâneh
آبیانه
Après quelques kilomètres à serpenter dans les montagnes, on arrive finalement à Abyâneh. Ce village couleur ocre est l’un des plus touristiques du pays et de nombreux hôtels ont poussé à l’entrée.


C’est parti pour la balade dans le village, assez tranquille. Mis à part sa couleur ocre, Âbyâneh est aussi connu pour le voile fleuri que portent toutes les femmes du village.

Avant de quitter le village, je gravis la petite colline en face pour profiter d’une vue d’ensemble. L’ocre des maisons semble se confondre avec les roches du relief. Comme dans la vallée d’Alamut, j’apprécie énormément de découvrir l’Iran rural et montagneux, loin des villes.

Natanz
نطنز
On redémarre ensuite notre route vers le sud, direction Natanz. La ville en elle-même est située à une trentaine de kilomètres au sud du site nucléaire. S’y rendre n’y pose donc pas de problème particulier. C’est ici qu’on déjeune avant de visiter le seul point d’intérêt de cette ville de province endormie : le mausolée du Cheikh Abd el-Samad.

L’endroit offre un exemple d’architecture ilkhanide. Cette dynastie mongole a régné sur l’Iran au XIVe siècle après sa conquête par les descendants de Gengis Khan. À moins d’être vraiment féru d’art islamique, ce détour reste assez optionnel.


Après cette longue journée sur la route, j’arrive enfin à Ispahan. La perle historique de l’Iran que j’avais hâte de voir enfin de mes propres yeux !
CÔTÉ PRATIQUE
🚌 Rejoindre Kashan
Kashan est située à mi-chemin entre Téhéran et Ispahan, à environ 2h de bus de chacune des deux villes. Compter 1h pour Qom.
Pour rejoindre Ispahan via Âbyâneh et Natanz, mon hôtel m’a proposé un chauffeur pour la journée, pour environ 25 €, soit très abordable vu la distance.
🛏️ Où dormir ?
Amirza Traditional House, hôtel coup de cœur situé dans une maison traditionnelle.

🍴 Où manger ?
Kashan est réputée pour ses glaces à l’iranienne (bastani), saveur pistache, rose ou … safran, un délice ! On en trouve partout en ville.




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